10 Août 2018

Cameroun: Présidentielle 2018 - 12 recours enregistrés

Au total, 12 requêtes déposées au Conseil constitutionnel ce jeudi. Parmi les dernières, celle du président Bertin Kissob de Cameroon Party for Social Justice. Il s'oppose au rejet de sa candidature. De plus, il est contre le décret portant convocation du corps électoral le 7 octobre 2018.

Puis, le recours de Valentin Egono de l'Union camerounaise pour la démocratie et l'innovation (UCDI). Dans sa requête le candidat relève « un excès de pouvoir de la part du Conseil électoral» dans le rejet de sa candidature. Bien avant, le président de l'Union pour le redressement économique du Cameroun (UREC) a également déposé une requête.

Selon Djoumou Léopold Steves, sa requête porte rejet de sa candidature. En cause, évoque-t-il, l'absence du certificat de versement de cautionnement de 30 millions de Fcfa et l'absence de 300 signatures des personnalités dans les dix régions du pays.

Aussi Olivier Bilé de l'Union pour la fraternité et la prospérité (UPF) a-t-il déposé un recours au greffe du Conseil constitutionnel. En effet, sa candidature a été rejetée pour défaut de présentation du versement de la caution et il se dit désormais prêt.

Quant au 2e recours du président de l'UREC, il rejoint celui de Kum Ane Ihims du Bilingual Yaounde political party. L'objet de leur requête vise l'invalidation de la candidature de Paul Biya du RDPC. Motif : « Paul Biya n'est pas Biya Paul comme écrit dans le dossier reçu à Elecam » martèlent-ils.

D'autres requêtes...

Une candidate indépendante « investie par Dieu », Généviève Amvene a aussi déposé un recours au Conseil constitutionnel. Pour elle, « rejeter sa candidature, c'est combattre contre Dieu.» Autre candidature rejetée, celle du révérend Rigobert Gabanmidha faute des 300 signatures exigées par le Code électoral et l'absence du versement de la caution.

Ce dernier a également introduit un recours. Enfin, sa majesté Ama Aboubakar déplore dans son recours l'injustice à Elecam Douala lors du dépôt de sa candidature. Une situation qu'il fustige d'avoir empêcher son dossier de prospérer.

Vincent-Sosthène Fouda, candidat du Mouvement camerounais pour la Social-Démocratie exige la validation de sa candidature. Il persiste qu'il y avait bel et bien le certificat de versement de cautionnement dans son dossier. Mais aussi, le certificat de nationalité.

D'éventuels requérants ont jusqu'à ce jeudi minuit pour saisir le Conseil constitutionnel afin de tenir dans les délais de 48h. Après cette étape, le Conseil dispose de 10 jours pour livrer son verdict. Ainsi, les décisions rendues ne feront l'objet alors d'aucuns recours conformément à l'article 136 du Code électoral.

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