13 Août 2018

Sénégal: Marche du front de résistance nationale (FRN) à Pikine et à Guédiawaye - L'opposition vilipende Macky

La marche autorisée du Front de résistance nationale (FRN) s'est tenue sous bonne escorte des forces de l'ordre dans la banlieue dakaroise hier, dimanche 12 août. Tous les ténors de l'opposition ou leurs lieutenants, ont fait le déplacement pour sonner la mobilisation qui a connu une grande réussite. Une occasion saisie par l'opposition pour brocarder Macky Sall et son régime.

Pikine et Guédiawaye étaient noires de monde. La marche autorisée et encadrée par les forces de l'ordre s'est déroulée dans les artères de la banlieue dakaroise pour dénoncer la gestion de Macky Sall à la tête du pays.

D'aucuns (des responsables) ont décrié le fait que le fichier ne soit toujours pas présenté à l'opposition. Certains ont dénoncé une absence de dialogue entre le pouvoir et l'opposition ; tout en exigeant la libération des prisonniers politiques ; l'acceptation de leur candidature mais aussi la suppression de la loi sur le parrainage entre autres slogans brandis par l'opposition.

Toutefois, il faut relever une petite cacophonie s'est produite au début de la marche. En effet, les jeunes des partis qui ont pris part à la marche se bousculaient pour être au devant de la scène dans le but d'avoir une bonne visibilité.

Ainsi, les jeunes Karimistes scandaient le slogan «Karim Président» pendant que ceux du Grand Parti cherchaient à frayer un chemin à leur mentor, Malick Gakou.

Quant aux autres leaders, ils étaient encadrés par des gros bras pour disposer d'une bonne place, tellement la route était noire de monde. Parmi eux, on peut citer Oumar Sarr du Pds, Abdoul Mbaye, le professeur Issa Sall, du PUR, Mamadou Diop Decroix, Déthié Fall (Rewmi) entre autres.

REACTIONS...

Oumar Sarr (PDS) :

«Nous avons réussi le pari de la mobilisation à Pikine et à Guédiawaye. L'opposition unie est prête à montrer sa détermination et à aller jusqu'au bout de cette question pour que l'élection présidentielle ait lieu dans la paix et dans la transparence.

Nous avons exigé la libération de Khalifa Sall, sa candidature et la candidature de Karim Wade. Disons, l'acceptation de toutes les candidatures et qu'il (Macky Sall, Ndlr) arrête les choix de parrainage pour que nous puissions organiser une élection paisible».

DETHIE FALL (REWMI) :

«Une grande satisfaction pour les populations de Pikine et de Guediawaye qui ont bien répondu à l'invitation de l'opposition contre les dérives de Macky Sall ; contre la dictature rampante ; contre l'incompétence de ce échec incarné par Macky Sall. Le président Sall est incapable d'assurer le minimum vital qu'est l'eau aux populations sénégalaises en 2018.

Dans une ville comme Dakar, une presqu'ile, qu'il soit incapable d'assurer l'eau, alors qu'on est couvert sur les ¾, c'est édifiant de son incapacité. Le président Macky Sall n'a de souci et seule préoccupation que par la politique politicienne. Il a trouvé la DER pour encadrer une victoire électorale technique.

Ce que l'opposition n'acceptera pas. Et aujourd'hui, cette grande marche témoigne à suffisance le désarroi qui habite les populations sénégalaises.

Les renseignements doivent lui faire un compte rendu exact avec une estimation réelle des populations pour lui faire comprendre qu'après les législatives de 2017 où il avait 49%, ce score ne fera que s'abaisser et qu'il est en passe de retrouver au mieux des cas, ses 26 % en 2012.

Donc, son départ n'est qu'une question de mois. Ce qui lui reste, c'est d'encadrer la tenue des élections, permettre à ceux qui en ont droit dont Khalifa Sall et Karim Wade d'y participer».

MAMADOU DIOP DECROIX :

«Me Wade est parti sans problème. Si Macky Sall doit partir, il va partir, mais vous ne pouvez pas dire que je vais changer les règles que les autres le veuillent ou pas pour juste rester. Ce n'est pas possible. S'il persiste, il va créer des problèmes et le moment venu, tous les sénégalais diront que c'est lui le responsable».

ABDOUL MBAYE :

«Que les Sénégalais prennent conscience que nous n'accepterons pas le recul démocratique que cherche à nous imposer Macky Sall en cherchant à se maintenir et à refuser le jeu démocratique ; à organiser des élections qui pourraient être un véritable danger pour notre pays parce que le Sénégal pourrait, à cette occasion, se retrouver dans une zone de graves incertitudes».

MANSOUR SY DJAMIL :

«C'est une mobilisation exceptionnelle qui traduit dans la réalité un slogan de Bess Du Niak. Quand l'essentiel est en danger est-il possible de ne pas s'engager ? Aujourd'hui, on voit l'engagement du peuple sénégalais qui vient exprimer son ras-le-bol par rapport à un gouvernement ou à une coalition qui a trahi la promesse qu'elle avait faite durant la campagne électorale. A 6 mois des élections, cette mobilisation exemplaire des forces vives de la nation annonce des batailles rudes pour qu'enfin le Sénégal ait un gouvernement qu'il mérite. Nous nous sommes rendu compte que depuis les indépendances, c'est cette élite prédatrice qui préside aux destinées de la nation. C'est quand même extraordinaire».

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