13 Août 2018

Cameroun: Tentative d'assassinat de Ferdinand Ngoh Ngoh - Sur la piste des combattants séparatistes anglophones

En retrouvant « La Cité de la Marinière », du nom de sa belle et exotique villa du quartier Nyom (Yaoundé 1er), le 10 aout 2018 aux encablures de 23 heures locales, Ferdinand Ngoh Ngoh, avons-nous appris de source sécuritaire, était filé par sept hommes armés.

Ces derniers non identifiés, ont débarqué au poste de police du domicile. Y étant, et jouant le coup de la surprise, l'un des assaillants, fait-on savoir, voulant se saisir du fusil d'assaut du poste de sécurité, va être la première victime de l'inspecteur de police Mbeleck du groupement spécial d'opérations (Gso), un corps d'élite de la police camerounaise. C'est ainsi que le policier va abattre deux assaillants sur-le-champ.

Voyant le sort irrémédiable infligé à leurs compères, les cinq autres assaillants, fondent dans la nature, avec l'aide de la petite forêt attenante, et sous la menace des coups de feu du poste de sécurité.

Et selon des confidences faites à votre reporter, il ne fait aucun doute qu'il s'agit bel et bien des éléments de la branche armée de l'Etat virtuel d'Ambazonie, du nom de ce pays dont rêvent les séparatistes des deux régions anglophones du Cameroun.

Trois des cinq assaillants en fuite, ont déjà été appréhendés, et les enquêtes en cours à la direction de la police judiciaire à Yaoundé, confirmeraient la tentative d'assassinat ou d'enlèvement de Ferdinand Ngoh Ngoh par les « Ambazoniens ».

Précisons tout de même que la nuit du forfait, des sources rapportent que Martin Mbarga Nguelé de délégué général à Sureté nationale, 86 ans, avait tout de même fait le déplacement, pour se rendre au lieu de l'attaque.

Et quant au Sg/Pr, rapporte-t-on, ce dernier avait été ramené la même nuit au palais présidentiel, sur ordre de Paul Biya, lequel aurait alors demandé à rencontrer l'inspecteur de police qui avait repoussé une tentative d'assassinat qui certainement, sera imputée aux combattants séparatistes anglophones.

Et ce n'est qu'accompagné par le bataillon d'intervention rapide (Bir) et la Garde présidentielle, que Ferdinand Ngoh Ngoh, avait rejoint la présidence de la République, tandis que les policiers du Gso, essayaient eux, dans la nuit noire, de boucler la petite forêt attenante, histoire de retrouver les cinq malfrats en cavale.

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