14 Août 2018

Congo-Kinshasa: Le M23 menace de reprendre les armes

Photo: Sylvain Liechti/UN
Des troupes du M23 en fraction à Goma, en RDC.

Le M23 menace de reprendre les armes si le processus électoral n'est pas inclusif, transparent et libre.

Dans une déclaration politique faite ce lundi 13 août, la rebellion du M23, défaite en 2013 par l'armée Congolaise à l'est de la RDC, confirme sa présence physique sur le territoire national congolais depuis le 14 janvier 2017.

C'est à la suite du non-respect par le gouvernement Congolais des déclarations signées le 12 décembre 2013 à Nairobi, que les anciens rebelles sont revenus en RDC, mais pas pour y faire la guerre plutôt pour apporter leur soutien au processus électoral,écrit le communiqué signé par Bertrand Bisimwa, chef politique de la rebellion.

"Le processus électoral étant la seule voie susceptible d'octroyer à notre pays et à notre peuple des dirigeants légitimes et dignes, capables de faire face, efficacement, aux causes profondes de conflits qui déchirent notre pays depuis plusieurs décennies. C'est en soutien à ce processus électoral que notre mouvement s'est abstenu, depuis lors, de répondre aux multiples provocations et assauts menés contre lui par les forces gouvernementales, FARDC en sigle et leurs alliés" déclare le président du M23 repris par le communiqué.

"Cependant cette attitude d'abstention ne sera maintenue que si et seulement si le processus électoral actuel se révèle plus inclusif, transparent et libre de manière à garantir toute la confiance des électeurs" averti le mouvement dont les troupes sous la conduite du général autoproclammé Sultani Makenga.

Le Mouvement du 23 mars, M23, déclare qu'il ne reprendra le dialogue qu'avec des dirigeants tributaires d'une véritable légitimité à l'issu des élections jugées réellement crédibles pour la mise en œuvre des différents accords de paix librement signés avec la République Démocratique du Congo.

"Notre Mouvement considère encourageant l'acte posé par l'actuel Chef de l'Etat, Joseph Kabila Kabange, de se choisir un candidat, autre que lui, devant représenter sa famille politique aux élections présidentielles du 23 décembre courant dans le strict respect de la Constitution de notre pays" note le communiqué de presse consulté par POLITICO.CD.

"Néanmoins, nous lui demandons de lever tous les obstacles à la bonne tenue d'un scrutin libre, transparent, crédible, inclusif et apaisé: il s'agit notamment de la mise en application complète des mesures de décrispation politique conformément à l'accord politique du 31 décembre 2016, de la mise à l'écart de la machine à voter et de la clarification des cas litigieux des 6 millions d'individus irrégulièrement inscrits sur le fichier électoral susceptibles de décrédibiliser le résultat du scrutin et conduire à des contestations violentes" conclut la déclaration.

En décembre 2017, Bertrand Bisimwa, président du M23, avait confirmé les faits révélés par un rapport par l'organisation Human Right Watch sur le recrutement d'ex éléments du M23 par Kinshasa pour reprimer de manifestants. Ces révélations faisaient également suite à la fuite de plusieurs combattants de cette rebellion de camps de réfuge en Ouganda, suivie des combats entre ces rebelles et les militaires Congolais dans la zone des volcans Sabinyo et Mikeno en province du Nord-Kivu.

"Concernant le rapport de HWR, précisons que le gouvernement de la RDC a saboté la mise en œuvre des déclarations de Nairobi pour recruter clandestinement quelques déserteurs et indisciplinés radiés du M23 pour des activités que nous ignorons", avait délcaré Bisimwa via son compte Twitter. "Ils sont cantonnés à Kisangani et à Goma", ajoute-t-il.

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