14 Août 2018

Cameroun: Douala II - Priorité à l'amélioration des recettes

Sujet évoqué jeudi lors d'une session du conseil municipal planchant sur l'exécution à mi-parcours du budget 2018.

Au 30 juin 2018, les recettes effectivement recouvrées par la commune d'arrondissement de Douala II s'élèvent à un peu plus d'un milliard : 1 089 412 885 F, représentant 4398% des prévisions budgétaires. Contre 1 140 754 472 F à la même période en 2017.

Soit une baisse d'un peu plus de 51 millions en valeur absolue, et de 4,5% en valeur relative. Ces chiffres ont été rendus publics ce jeudi 9 août par le maire de Douala 2e, Me Denise Fampou, à l'ouverture d'une session ordinaire du conseil municipal consacrée à l'évaluation de l'exécution à mi-parcours du budget 2018.

Devant les conseillers municipaux et des représentants de la tutelle administrative, Denise Fampou a donné trois principales explications à la chute susmentionnée. D'abord, la faible mobilisation des recettes dont le recouvrement et le reversement dépendent des pouvoirs publics (la taxe foncière, dont le recouvrement d'un exercice à l'autre a chuté de 31,88%, les centimes additionnels communaux, pour lesquelles la baisse est de 36,15%).

Ensuite, la baisse s'explique par la chute du solde de l'exercice 2017, passé de 360.163.754 F en 2016 à 303.400.646 F l'exercice suivant. Cela dit, la baisse ici répond aux recommandations de l'organe délibérant adressées à l'exécutif communal, relativement à une plus grande consommation des crédits - c'est donc plutôt positif.

Dernière raison donnée par le maire, « le contexte assez morose de l'activité économique dans lequel s'exécute » le budget en cours.

Cela dit, relève Denise Fampou, cet amoindrissement des performances ne doit pas occulter « les nombreux efforts » déployés par la commune pour améliorer le recouvrement des recettes relevant de la compétence de la mairie. Illustrations, des « progrès notables enregistrés » pour nombre de recettes : 16,64% de hausse pour l'impôt libératoire, 13,25% de hausse pour la taxe d'hygiène et de salubrité, et 51,35% d'augmentation pour le droit d'occupation temporaire de la voie publique.

« Cette performance ne signifie pourtant pas qu'en matière de recettes, il n'y a plus aucun problème », va toutefois tempérer le maire. Avant d'ajouter que d'importantes poches de recettes restent à explorer, et de réelles difficultés à être surmontées : taxe foncière, droits de mutation d'immeubles, redevance forestière, etc.

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