14 Août 2018

Cameroun: Nord-Ouest, Sud-Ouest et Ouest - Aucune situation de famine

Lors d'un point de presse hier, le ministre de l'Agriculture et du Développement rural est revenu sur la situation alimentaire dans ces régions.

Le Cameroun ne connaît pas de crise alimentaire. La conclusion de l'analyse menée par le Programme national de veille et de renforcement de la sécurité alimentaire (Pnvrsa) est sans équivoque. Dans le cadre de la deuxième phase du Cadre harmonisé initié par le gouvernement de concert avec d'autres pays africains, 21 départements dont six du Sud-Ouest, sept du Nord-Ouest, auxquels s'ajoute la région de l'Ouest, ont été ciblés.

Durant trois mois, donc, de juin à ce mois d'août, 223 experts se sont déployés sur le terrain. De leur descente sur le terrain, il ressort qu'aucun département ne se trouve en phase de crise mais que 20 % de la population sont en phase d'insécurité alimentaire.

En s'exprimant lors d'une communication officielle hier à Yaoundé le ministre de l'Agriculture et du Développement rural (Minader) Henri Eyebe Ayissi, a relevé que la famine est la phase extrême de l'insécurité alimentaire. Celle où, même avec l'aide humanitaire, les populations sont exposées à la mort liée au déficit complet de denrées alimentaires. C'est sur la base de cette définition qu'il a corroboré l'information contenue dans l'analyse présentée hier :

« Aucune situation de famine n'est enregistrée sur l'ensemble du territoire ». Le sujet était suffisamment important pour mobiliser plusieurs membres du gouvernement, dont les ministres en charge de l'Administration territoriale, de la Communication et le secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Santé publique.

Les voyants ne sont donc pas au rouge pour ces parties du pays en conflit. Mais d'après Marie-Jeanine Nkodo Atanga, coordonnateur du Pnvrsa, il y a lieu de maintenir une surveillance accrue car le spectre de l'insécurité alimentaire plane. On apprend d'ailleurs de son exposé que si rien n'est fait, la situation pourrait se dégrader avec 485576 personnes en phase de crise dans la période projetée, entre mars et mai 2019.

Pour sortir de cette zone de turbulence, les experts proposent que l'Etat garantisse un retour à la paix dans les zones d'étude où l'insécurité touche principalement les zones rurales et leurs populations contraintes aux déplacements, et investisse dans la résilience et la sécurité alimentaire pour renforcer la lutte contre la faim.

Mais d'ores et déjà, le Minader annonce l'extension de cette analyse exceptionnelle et sectorielle à l'ensemble du territoire. La prochaine analyse aura lieu en octobre prochain.

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