14 Août 2018

Cameroun: L'appel de détresse de Norbert Owona

Il est devenu l'ombre de lui-même depuis quelques années. Mais sa situation s'est détériorée depuis deux années. Norbert Owona, l'ancien capitaine des Lions indomptables du Cameroun vit à la belle étoile.

Sans domicile, chassé par son bailleur pour factures impayées dans une maison vide, il passe ses nuits et parfois ses journées sur une véranda au carrefour L [au quartier New-Bell] à Douala. A même le sol, il exprime son désarroi. « Je dors comme un animal, je ne savais pas que mon pays pouvait me laisser comme ça », avance-t-il visiblement amoindri.

Après avoir perdu son épouse et ses deux enfants en l'espace d'un mois, l'ancien transfuge de l'Union de Douala (1970) a contracté une hernie qui à force d'être délaissée a pris des proportions inquiétantes. « Depuis deux ans, je souffre d'un mal au niveau de mes testicules. Et ça me suce le sang ».

Une situation qui inquiète par ailleurs ses anciens coéquipiers qui interpellent les âmes de bonne volonté. Pour Isaac Sinkot, son coéquipier de l'époque en équipe nationale, « Norbert était un grand 10, quelqu'un qui était doué. Il était un talent hors norme. Il mérite de l'aide. Toutes les âmes de bonne volonté doivent faire quelques chose ».

Le silence qu'il a rencontré jusqu'ici ne surprend pas d'ailleurs Joseph Kamga, ancien coéquipier à l'Union de Douala. « Au Cameroun, on ne reconnaît pas les gloires.

Norbert reste l'un des plus grands footballeurs au Cameroun », déclare-t-il. Premier sportif originaire du quartier New- Bell à jouer à l'équipe nationale, Norbert Owona est également le tout premier footballeur à s'acheter une voiture à douala en 1968.

Auteur du 3ème but lors du match de classement lors de la CAN 1972 face au Zaïre, l'ancien capitaine des Lions indomptables avoue avoir saisi à plusieurs reprises les autorités camerounaises. « J'ai écrit à plusieurs reprises au couple présidentiel et au ministre Bidoung Mpkatt. Mais tout ce que j'ai eu comme réponse ce sont des accusés de réception », avance-t-il l'air déprimé.

Né il y a 67 ans, « le maître » comme on l'appelait affectueusement a passé pratiquement toute sa carrière au sein de l'Union de Douala. Il espère comme il a coutume de dire depuis qu'il vit cette galère « avoir le même destin que Rigobert Song », pris en charge du temps de ses souffrances par la haute hiérarchie de l'Etat.

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