15 Août 2018

Congo-Kinshasa: Luanda - Un rendez-vous manqué pour l'Opposition ?

Le Président de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange, était attendu mardi 14 août, à Luanda devant ses homologues Africains, entre autres, Joao Lourenço, Paul Kagame, Museveni, Edgard Lungu, et autres, afin de mettre au clair la situation qui prévaut dans la région notamment en RDC. Hélas !

Le Raïs ne s'y est pas rendu pour fixer l'opinion sur le deuxième volet de la problématique électorale en RDC. A savoir, la crédibilité et l'inclusivité de ces joutes électorales. Ont pris part à cette réunion, les présidents Denis Sassou N'Guesso du Congo, Ali Bongo du Gabon et Joao Lourenço de l'Angola.

La RDC, le Rwanda et l'Ouganda se sont fait respectivement représenter par Léonard She Okitundu, Louise Mushikiwabo et Sam Kutesa. Hier, les lampions se sont éteints sur ces assises. Des attentes d'importances capitales étaient d'actualité surtout pour l'Opposition politique congolaise qui, la veille, saisissant la balle au bond avait dans un front commun coulé tous les préalables à des élections crédibles dans une déclaration politique.

Il faut signaler que le décor dans la scène diplomatique régionale comme internationale avait, toutefois, changé depuis le report du 17. Car, en effet, quelques jours après le tête-à-tête Kabila-Lourenço à Luanda, le 8 août 2018, jour de la fin des dépôts des candidatures pour la présidentielle 2018 en RDC, Joseph Kabila a surpris le monde en choisissant un dauphin en la personne d'Emmanuel Ramazani Shadary.

Il sied de rappeler que le Comité Laïc de Coordination avait prévu trois marches successives du 12 au 14 août, afin de pousser au Raïs, Joseph Kabila à ne pas se présenter comme candidat au prochain scrutin. Donc, avec le coup du 8 août, ces marches sont tombées caduques et ont été annulées de fait par ce groupe de pression issu de la société civile/Eglise Catholique.

En dépit du choix du président, l'horizon n'est pas que clair mais quelques obscurités perdurent. Cette fois sur la crédibilité des élections, le non-report des joutes électorales prévues pour le 23 décembre, l'inclusivité du processus électoral et Cie. Au sein de l'agora politique, l'heure est aux dernières agitations.

A l'instar des politiques et leurs partis ou regroupements, le Comité Laïc de Coordination n'a pas donné sa langue au chat. « Peuple Congolais, le combat pour la démocratie continue », lançait le CLC. A la liste longue plus qu'un bras des sujets qui divisent comme l'usage du fichier électoral en l'état, de la machine à voter, et autres, il faudra ajouter le non-embarquement de Moise Katumbi pour la présidentielle.

Deux patates chaudes sont déposées auprès du Conseil d'Etat que dirige Vunduawe. Les ténors d'Ensemble restent convaincu qu'avant la publication des listes provisoires à la présidentielle et à la députation nationale prévue, d'ici le 25 août prochain, le Chairman du TP Mazembe sera aligné.

Sans l'ombre d'un doute, pour toutes ces problématiques, jusqu'à 23 heures 59' du lundi 13 juillet, une certaine opinion politique se disait que l'heure de vérité sonnera à Luanda sous les regards du monde. Le son de cloche de Luanda est maintenant connu depuis mardi, seulement, les aspirations de l'Opposition semblent ne pas avoir trouvées d'écho. D'où, certains se demandent si ces assises n'ont pas été un rendez-vous manqué pour l'Opposition ?

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