15 Août 2018

Burkina Faso: Concours directs de la Fonction publique

Le tirage des sujets des 1 34 050 candidats aux concours directs de la Fonction publique a débuté, le lundi 13 août 2018. Pour minimiser les risques de fuites, le ministère en charge de la fonction publique a mis en place un dispositif sécuritaire sur le site d'impression des sujets à Ouagadougou.

A quelques jours du début de l'administration des épreuves, les tirages des sujets de compositions ont débuté, le lundi 13 août et se poursuivront jusqu'au au 23 du même mois. Ils se déroulent à Ouagadougou, dans une imprimerie de la place. Pour éviter les fuites des épreuves, le ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale a mis en place un dispositif administratif et sécuritaire sur le site du tirage.

En ce premier jour de tirage, des journalistes ont été invités sur le site par le ministère en charge de la fonction publique. Peu après leur arrivée sur les lieux, aux environs de 13 heures, le secrétaire général du ministère en charge de la fonction publique, Souleymane Lengané, par ailleurs président national de la commission de pilotage des concours directs, a fait le briefing et donné quelques consignes sécuritaires pour les prises de vues et autres actes. « 255 personnes ont été mobilisées et reparties en trois équipes sur le site », a précisé la directrice générale de l'Agence générale de recrutement de l'Etat (AGER), Hagani Bertille Ayoro.

« D'abord, pour l'impression des sujets de composition, il s'agit de 65 membres dont 20 éléments des forces de l'ordre et de sécurité. Quant au tirage des feuilles réponses, trois équipes également ont été mises en place avec 20 personnes, dont six éléments des forces de sécurité pour la journée et quatre pour la nuit », a-t-elle poursuivi.

«Nous avons voulu associer la presse, afin qu'elle s'imprègne des conditions de préparation et d'impression des sujets des concours directs de la fonction publique», a affirmé le ministre en charge de la Fonction publique, Seyni Ouédraogo.

La première étape de la visite a concerné la salle informatique. « Ici, nous recevons des fichiers en PDF sur des clés USB. Nous gravons les numéros choisis sur des plaques et les envoyons pour l'impression», a expliqué le technicien des lieux.

Gare aux fraudeurs !

Le président du Comité national de pilotage des concours directs, Souleymane Lengané, a ajouté que c'est sur ces mêmes machines que le choix des sujets s'effectue.

« Dans un fichier, il y a plusieurs numéros qui correspondent à des sujets. Et pour le choix des sujets, nous procédons par tirage des numéros dans un bocal uniquement et sans visionner le contenu de ces numéros. Nous faisons le choix mais nous ignorons tous les contenus des sujets, et le concepteur ignore également quels sont les sujets qui ont été choisis, ni les concours affectés», a-t-il insisté.

M. Lengané, qui a en outre indiqué que tous les supports utilisés dans cette salle y restent jusqu'à la fin de toute l'opération. A la salle d'impression, les machines étaient en activité. « Dès la sortie de la première copie, il y a deux personnes, membres du comité de pilotage qui ont prêté serment et qui vérifient de façon fictive si toutes les pages sont renseignées.

Ils ne lisent pas les contenus. Ils observent juste pour voir si toutes les pages sont renseignées avant d'ordonner la suite de l'impression », a- t-il fait savoir. Une précaution qui, de son avis, est prise pour corriger les insuffisances des années précédentes.

Une fois, les sujets imprimés, ils sont scotchés puis envoyés dans une salle toujours dans le même bâtiment sous escorte pour être conditionnés dans des cantines. A la fin, les cantines sont transférées sous escorte de la police et de la gendarmerie à l'ENAM. Là-bas, elles sont gardées par des éléments des forces de sécurité.

Par la suite, ces sujets sont transférés dans les 12 autres régions, avant le jour des épreuves. Dans les régions, c'est le même dispositif sécuritaire. « Ce n'est que le jour de l'administration des épreuves que l'on peut avoir accès aux contenus des sujets ». En ce premier jour, les premières cantines, au nombre de 19, ont été conditionnées à 20h54 et positionnées pour leur transfert à l'ENAM.

Elles étaient déjà affectées à des concours et à des régions. M. Lengané a dit être conscient qu'il n'y a pas de risque zéro, mais que celui qui va tenter de frauder a 90% de chance de se faire prendre. Les peines vont de la révocation, pour les fonctionnaires, à une peine d'emprisonnement de 3 à 5 ans.

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