16 Août 2018

Libye: Crise libyenne - La communauté internationale à pied d'œuvre pour sortir le pays de l'impasse

Différentes rencontres sont organisées avec les autorités du pays afin de mettre fin à la crise, en encourageant les principaux responsables politiques à aller aux élections.

La dernière visite en Libye est celle du chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, effectuée le 23 juillet à Tripoli, pour soutenir la tenue d'élections. Au cours de son séjour, il avait rencontré les principaux acteurs politiques libyens, à savoir le chef du Gouvernement d'union nationale (GNA), Fayez el-Sarraj; le chef du Gouvernement d'accord national, Khalifa Haftar; le chef de l'Armée nationale libyenne (ANL), Aguila Salah Issa; et le président de la Chambre des représentants, Khaled Al-Mishri.

Ces différents échanges ont permis aux autorités libyennes et à l'envoyé du président français d'examiner les grandes questions qui freinent le retour de la paix dans ce pays, en proie au chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

Ainsi, à l'issue de ces rencontres stratégiques et politiques, les quatre principaux acteurs de la crise politique ont de commun accord réaffirmé leur engagement d'organiser et tenir le calendrier des élections, le 10 décembre prochain. « Les responsables libyens se sont engagés à organiser les élections présidentielle et législatives suivant un calendrier précis d'ici à la fin de l'année », indiquait le ministre français, Jean-Yves Le Drian, après l'entretien avec le chef du GNA, Fayez el-Sarraj à Tripoli, tout en insistant sur le vœu de la communauté internationale et celui de la population libyenne, plus précisément à propos de la consolidation de la paix.

« Ce qu'aspirent les citoyens libyens, c'est avoir une paix durable. Et le chemin à suivre c'est d'aller aux élections. Donc, je suis venu rappeler ces engagements et ce calendrier à ceux qui les ont pris et partagé cette information à ceux qui n'étaient pas à Paris, le 29 mai dernier », soulignait le ministre.

Réunifier les institutions du pays pour promouvoir la paix

En effet, selon le vœu de la communauté internationale, l'une des voies qui permettront au pays de sortir de cette crise qui perdure est celle de la réunification des institutions. D'autant plus que sept ans après l'intervention militaire occidentale, la Libye reste plongée dans l'instabilité, avec deux autorités politiques rivales, plus précisément le GNA à Tripoli, reconnu par la communauté internationale, et un cabinet parallèle dans l'est du pays, notamment la Chambre des représentants soutenue par le maréchal Khalifa Haftar et son armée. « Encourager le retour à la paix est l'objet de ma mission en Libye. Cette mission m'a permis de visiter le fief de chacun des protagonistes de l'accord de Paris. Il s'agit notamment du président du Conseil d'Etat, Khlaled Al-Mechri à Tripoli, le maréchal Haftar à Benghazi et le président de la Chambre des représentants, Aguila Salah à Tobrouk », avait déclaré le ministre français, en signifiant que les quatre responsables libyens se sont engagés à organiser les élections, le 10 décembre, et à réunifier les institutions du pays. Mais cette unification devrait commencer par celle de la Banque centrale parce qu'elle constitue un élément clé pour la gestion loyale des ressources issues du pétrole.

Par ailleurs, en ce qui concerne les autres institutions comme le parlement, il doit être adopté une base constitutionnelle, définissant les pouvoirs du président et des lois électorales d'ici au 16 septembre. Ceci, afin d'aboutir à un référendum, organisé sur la base du projet proposé par l'Assemblée constituante de juillet 2017.

« J'ai entendu la grande détermination du président Salah. Je n'ai aucune inquiétude ni sur sa détermination ni sur le calendrier des différentes échéances électorales à venir », a assuré Jean-Yves le Drian avant de conclure que la France appuiera les efforts de tous ceux qui œuvrent pour la réussite de ces élections. Elle entend contribuer à hauteur d'un million de dollars, soit huit cent cinquante mille euros pour l'organisation des scrutins. « Le chaos libyen représente, en effet, une menace sécuritaire pour toute la région et pour l'Europe », a-t-il reconnu.

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