17 Août 2018

Sénégal: Affaires Khalifa Sall, Karim Wade et Imam Ndao - La «diatribe» d'Amnesty International

«Le Sénégal doit faire de la garantie d'un procès équitable une priorité et mettre immédiatement fin à l'intimidation et au harcèlement des leaders de l'opposition et à la répression contre les dissidents, agissements qui ont pris de l'ampleur dans le cadre de la campagne pour l'élection présidentielle de 2019», a déclaré Amnesty International dans son rapport sur l'examen périodique universel des Nations-Unies.

Dans ce document, intitulé «Senegal: All talk no action» Amnesty International liste des cas dans lesquels des leaders de l'opposition politique ou des «suspects dans des affaires de terrorisme» ont été emprisonnés à l'issue de procès iniques, placés en détention provisoire pour des périodes prolongées ou empêchés de s'entretenir avec un avocat.

Il s'agit, par exemples du cas de Khalifa Sall, accusé d'association de malfaiteurs, de complicité et usage de faux en écritures privées de commerce, de faux et usage de faux dans les documents administratifs, de détournement et escroquerie portant sur les deniers publics, et de blanchiment de capitaux.

La libération sous caution lui a été refusée à plusieurs reprises, déplore Amnesty, non sans rappeler son élection au Parlement en juillet 2017, alors qu'il se trouvait toujours en détention. Quid de la dernière décision de la Cour de justice de la CEDEAO dans cette affaire de la caisse d'avance de la ville de Dakar ?

La dossier Imam Ndao et ses 30 co-accusés n'a pas été occulté par Amnesty est également revenu sur le procès de Karim Wade et sa condamnation en 2015, tout en révélant que la CREI ne respectait pas «les normes internationales et régionales en matière d'équité des procès, en particulier parce que ses décisions ne sont pas susceptibles d'appel».

Amnesty International s'est dit préoccupé par d'autres atteintes aux droits humains, la restriction des droits de réunion pacifique et le recours excessif à la force, la restrictions du droit à la liberté d'expression, les discriminations et l'impunité pour les violations des droits humains.

Suffisant pour qu'Amnesty exhorte les autorités sénégalaises à modifier les lois relatives au Conseil supérieur de la magistrature (CSM) et au Statut des magistrats, afin que le président de la République et le ministre de la Justice ne siègent plus au CSM.

Sénégal

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