17 Août 2018

Togo: Edem Kodjo réclame la libération de Laurent Gbagbo

Au travers d'un communiqué dont copie a été adressée à notre rédaction, Pax Africana de l'ancien Premier ministre togolais et ancien Secrétaire général de l'OUA, Edem Kodjovi Kodjo réclame la libération de l'ancien président ivoirien, Laurent Koudou Gbagbo. Une réclamation qui d'après cette fondation qui si elle s'exécutait aidera à « consolider davantage la réconciliation en Côte d'Ivoire ».

Pour cette fondation, « un important coup d'accélérateur a été donné au processus de réconciliation en Côte d'Ivoire le 6 août dernier, à la faveur de la signature par le Président Alassane Ouattara d'une ordonnance d'amnistie.

Cette ordonnance a pris en compte 800 Ivoiriens "poursuivis ou condamnés pour des infractions en lien avec la crise post-électorale de 2010 ou des infractions contre la sûreté de l'Etat commises après le 21 mai 2011" ».

Elle salue donc « ce geste de réconciliation du Président Alassane Ouattara, le félicite vivement ainsi que l'ensemble de l'exécutif ivoirien pour le courage, le sens de l'Etat et la politique de la main tendue qui a permis la mise en liberté de l'ex première dame, Mme Simone Ehivet Gbagbo.

Cette amnistie collective ouvre un nouveau chapitre dans le processus de réconciliation en Côte d'Ivoire en panne depuis plus de huit ans. Une œuvre incontournable à consolider pour donner de la vigueur à la reprise de la croissance économique de ce pays, locomotive de l'économie de l'UEMOA ».

Et pour que cette consolidation soit effective, « à l'heure où la Côte d'Ivoire s'apprête à vivre de nouveaux processus électoraux (municipales et régionales en octobre prochain, présidentielle en 2020), et dans la dynamique de la réconciliation, la Fondation « PAX AFRICANA » appelle à une libération prochaine de l'ex-Président Laurent Gbagbo, détenu depuis 2011 à La Haye, « pour crimes contre l'humanité » ».

Un élargissement de l'ancien dirigeant ivoirien qui toujours, indique l'organisation dont Edem Kodjo est le fondateur, « aura le mérite de décrisper durablement l'atmosphère politique en Côte d'Ivoire, réduire les séquelles de la crise post-électorale d'avril 2011 et de redynamiser le prestige bien entamé de la fameuse CPI ».

Pour que cette réclamation soit traduite dans les faits, Pax Africana en appelle aussi « à la lucidité, la magnanimité et au sens patriotique de l'ensemble des acteurs politiques ivoiriens pour agir auprès de la cour ».

En tout cas, juge-t-elle, qu' « une Côte d'Ivoire davantage réconciliée et unie face aux défis du développement est une chance et une opportunité de croissance pour toute l'Afrique de l'ouest ».

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