Centrafrique: L'Union africaine rencontre les groupes armés

Photo: UN
Des casques bleus de la MINUSCA

Le panel de facilitateurs de l'organisation panafricaine a entamé, le 27 août, sa troisième mission auprès des groupes armés pour leur présenter un document unique synthétisant les revendications des quatorze groupes armés.

Le processus mené par l'Union africaine (UA) doit aboutir au dialogue et au retour à la paix. Des organisations des droits de l'homme et de la société civile ont déjà partagé leur inquiétude quant à la possibilité d'accorder l'amnistie aux chefs de guerre.

Cette rencontre doit permettre la signature d'un document commun mais aussi rassurer les différents acteurs sur la tenue du futur dialogue. Si les quatorze groupes armés acceptent de signer le document, il servira alors de base de négociation avec le gouvernement centrafricain.

L'initiative de l'UA a débuté en juillet 2017 avec la signature d'une feuille de route de sortie de crise qui tient, elle-même, compte des conclusions du forum de Bangui de 2015.

Un agenda ambitieux qui, en plus de prévoir la facilitation du dialogue entre les groupes armés et le gouvernement, aborde la question de la décentralisation; du désarmement, démoblisation et réinsertion; de la justice transitionnelle ou encore du statut des anciens chefs d'Etat.

Par le passé, plusieurs tentatives de médiation ont été menées sans succès en Centrafrique: accord de Sant'Egidio en 2017, forum de Bangui en mai 2015, forum de Brazzaville en juillet 2014...

Malgré ces tentatives, près de 80% du territoire reste sous la coupe de groupes armés et l'autorité étatique ne dépasse guère les faubourgs de la capitale, Bangui.

Les groupes armés combattent notamment pour le contrôle des ressources. L'intervention de la France (2013-2016) et de la Mission des Nations unies (Minusca, quelque douze mille cinq cents hommes depuis 2014) ont permis, début 2016, l'élection d'un nouveau président, Faustin-Archange Touadera.

La Centrafrique est embourbée dans un conflit meurtrier depuis 2013. Le renversement du président François Bozizé par l'ex-rébellion de la Séléka avait entraîné une contre-offensive des milices d'"autodéfense" antibalaka, entraînant les 4,5 millions d'habitants dans une spirale de violences.

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