Centrafrique: Négociations de paix - Une déclaration d'entente signée à Khartoum

Photo: UN
Des casques bleus de la MINUSCA

A Khartoum, des chefs de groupes armés centrafricains réunis depuis le mardi 28 août sous l'égide de la Russie et du Soudan sont parvenus à une déclaration conjointe alors qu'à Bouar, en Centrafrique, les discussions à l'initiative de l'Union africaine se poursuivent.

Nouredine Adam, Abdoulaye Hissene, Mahamat al Khatim et Ali Darass pour le mouvement de l'ex-Seleka - Maxime Mokom pour une branche des anti-balaka... ils étaient à tous à Khartoum.

Les principaux chefs de groupes armés se sont réunis. Des personnalités qui, pour certaines, étaient déjà à Nairobi en 2015 signant un accord demandant une amnistie générale. Cette fois ils se sont retrouvés à Khartoum à l'initiative de la Russie et du Soudan où ils ont signé un nouveau document.

« Une déclaration d'entente de Kartoum » en huit points parmi lesquels : la création d'un cadre commun de concertation et d'action pour la paix dénommé : «Rassemblement centrafricain». Ces groupes demandent la tenue dans un délai raisonnable des assises de l'initiative africaine. Autre question abordée : celle des revendications conjointes.

Une problématique qui est actuellement traitée en Centrafrique à Bouar. C'était l'objectif de cette réunion de l'Union africaine avec par contre de son côté les représentants des 14 groupes armés.

Les discussions se poursuivent, affirme-t-on du côté de l'Union africaine. Dans un communiqué, le gouvernement dit prendre acte de cette déclaration... C'est une petite victoire pour la diplomatie russe, analyse-t-on à Bangui, qui semble imprimer son tempo sur le cours des négociations de sortie de crise.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: RFI

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.