Afrique: La FAO renouvelle son engagement pour une mobilisation collective en faveur de la sécurité alimentaire et nutritionnelle

Cet accord, signé par le président de la Banque africaine de développement Akinwumi Adesina et le directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, au siège de la FAO à Rome, s’inscrit dans le cadre d’une collaboration de longue date entre les deux organisations.

L'Organisation des Nations-Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a renouvelé mercredi sa disponibilité et son engagement aux côtés du gouvernement du Sénégal pour une résilience des communautés et une mobilisation collective en faveur de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, a réitéré son représentant par intérim au Sénégal, Monsieur Reda Lebtahi, selon qui, la FAO a faut de la lutte contre les effets des changements climatiques une des priorités du Cadre de programmation par pays (CPP) pour la période 2019-2023 en cours de formulation.

Il prenait part, à Saly-Portudal, dans le département de Mbour (Sénégal) à l'atelier de partage et de validation des résultats de l'étude sur la réforme du Comité national sur les changements climatiques (COMNACC), qui se tient sur deux jours (29-30 août), sous la présidence du secrétaire général du ministère sénégalais de l'Environnement et du Développement durable, Amadou Lamine Guissé.

"La communauté internationale, consciente de la menace du dérèglement climatique sur l'économie mondiale, a entrepris un processus de négociations internationales sur le climat. L'ultime objectif est de faire face aux effets négatifs du changement climatique, à défaut enrayer les causes", a relevé Reda Lebtahi qui s'est dit heureux de constater que le Sénégal, depuis 1994, s'est "clairement" inscrit dans une dynamique d'atténuation de l'effet des changements climatiques sur les écosystèmes et dans différents secteurs productifs et ce, à travers notamment l'adoption de plusieurs textes réglementaires dont en particulier celui du décret n°2011-1689 du 3 octobre 2011, portant création du COMNACC.

Il soutient que les négociations fructueuses de la Conférence de Paris (COP 21), organisée en 2015 ayant abouti aux accords de Paris sur le climat et les résultats positifs des différentes COP 22 et 23, tenues successivement à Marrakech au Maroc, en 2016, et à Bonn en Allemagne, en 2017, sont des illustrations parfaites d'un engagement mondial pour la lutte contre le réchauffement climatique mais aussi une option claire de développement durable.

Pour le représentant de la FAO au Sénégal, la mise en place de ce cadre pluridisciplinaire et multi acteurs que constitue le COMNACC marque la ferme volonté du gouvernement du Sénégal à lever les contraintes et les obstacles au développement durable. "Cette volonté se traduit par les énormes potentialités en ressources naturelles et humaines ainsi que les nombreuses initiatives et politiques de développement déjà entreprises pour faire face aux défis alimentaires, environnementaux et énergétiques", a dit M. Lebtahi qui promet qu'un appui technique et financier sera assuré dans l'élaboration et la mise en œuvre des Plans nationaux d'adaptation (PNA).

Plus spécifiquement, cet appui technique et financier se fera aussi pour l'intégration des secteurs agricoles à la Contribution déterminée au niveau national (CDN) ainsi que d'autres thématiques de développement durable et de résilience pour le maintien des potentialités de production, a-t-il précisé, indiquant que la contribution de la FAO à cette importante étude sur la réforme institutionnelle du COMNACC rentre dans le cadre du renforcement du

processus de dialogue politique sur les changements climatiques et d'intégration de la dimension changement climatique dans la planification du développement national et la budgétisation.

"Cet engagement aux côtés du Sénégal pour lutter contre les effets des changements climatiques est marqué par une étroite collaboration avec la Direction de l'environnement et des établissements classiques (DEEC) dans le cadre de la mise en œuvre du projet intégration de la résilience climatique dans la production agropastorale pour la sécurité alimentaire dans les zones rurales vulnérables à travers l'approche des champs-écoles paysans", a souligné Reda Lebtahi.

Une volonté commune d'apporter une réponse aux contraintes de fonctionnement du COMNACC a été exprimée et "fortement soutenue" compte tenu de l'importance de cette plateforme dans l'intégration des secteurs dans le dispositif de lutte contre les effets des changements climatiques, a-t-il relevé, estimant que l'approche participative conduite par le Bureau organisation et méthode du Secrétariat général de la Présidence de la République du Sénégal pour la réalisation de cette étude a été "hautement" saluée par tous, puisqu'elle a permis de prendre en compte les propositions qui feront l'objet de partage et de validation des résultats durant les deux jours que va durer cet atelier de Saly-Portudal.

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