30 Août 2018

Cote d'Ivoire: KPMG dépose son rapport final-chez le ministre de l'Agriculture-sur l'audit du système de commercialisation du cacao

Les travaux réalisés au cours de la mission ont montré que les causes de la crise se trouvent dans des facteurs à la fois exogènes et endogènes.

- facteurs exogènes : Les deux facteurs exogènes identifiés par la mission sont la baisse des cours essentiellement conduite par le retrait des fonds spéculatifs du marché du cacao et la chute de la livre sterling suite à la sortie de l'Angleterre de l'Union Européenne. L'analyse des données que nous avons effectuée a montré que l'impact de ces facteurs aurait été limité si les facteurs endogènes présentés ci-dessous n'étaient pas apparus et avaient été contrôlés par le Conseil du Café-Cacao (CCC). Ce constat est renforcé par la comparaison effectuée avec le secteur ghanéen du cacao qui affiche une meilleure résilience à la chute des cours observée.

- facteurs endogènes: Les facteurs endogènes majeurs ayant eu un effet catalyseur sur les difficultés de la filière suite à la chute des cours procèdent essentiellement des dysfonctionnements constatés dans l'application des règles de gestion des opérations commerciales et des règles de détermination de la production.

- Application des procédures et gouvernance

La mission a noté que la non-application stricte des procédures a été le préalable aux problèmes rencontrés par la filière. De même, l'analyse du dispositif de gestion des risques que nous avons effectuée a montré que le système (organisation et procédures) de gestion des risques du CCC n'a pas permis de piloter de façon prompte les risques financiers et opérationnels de la filière. Ainsi, nos travaux ont montré que :

- les décisions d'agrément des exportateurs n'étaient pas toujours justifiées. Plusieurs exportateurs qui se sont révélés défaillants avaient été jugés non éligibles par le comité technique d'agrément et sont apparus sur la liste définitive des exportateurs agréés ;

-les adjudications de volumes aux exportateurs ne sont pas corrélées avec leur capacité financière ;

-le risque lié au défaut de contrepartie a été identifié mais n'a pas été suffisamment encadré pour éviter les défaillances présentées ci-dessous ;

-les sujets critiques et structurants ne sont pas traités en conseil d'administration, ce qui ne permet pas à cet organe de direction de jouer entièrement son rôle de pilotage et de contrôle des activités de la filière.

- Contrats en défaut

L'analyse du portefeuille que nous avons effectuée a révélé que les contrats en défaut portent sur un volume de 222 302 tonnes (dont 15 869 relevant de la campagne 2015-2016} pour une valeur CAF de 399 milliards de FCFA. La défaillance qui se traduit soit par une difficulté de l'exportateur à livrer le produit, soit par une incapacité de l'opérateur international à réceptionner le cacao a touché 32 exportateurs, majoritairement des PMEX -COOPEX (68% des volumes en défaut) , représentant 20% des ventes anticipées.

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