4 Septembre 2018

Cote d'Ivoire: S.O.S - Il faut sauver le journaliste René Bah !

«Je me sens mourir... je n'ai plus de force», c'est le cri de désespoir du journaliste René Bah, l'une des voix ayant marqué les auditeurs de la radio nationale (Rti). Il a besoin d'aide, du soutien de bonnes volontés pour une prise en charge médicale. Il souffre de nombreux maux qui le rongent depuis un certain temps.

Une hypertension a fini par avoir raison de ses nerfs optiques. Malgré une opération des yeux, il ne voit quasiment plus. Et ce n'est pas tout. René Bah est atteint d'autres maladies chroniques. Notamment un diabète qui lui a coûté son gros orteil gauche, amputé. Il n'a pas eu le choix, il fallait rapidement agir pour empêcher la progression d'une plaie maligne qui aurait pu produire des dégâts plus importants.

René Bah est aussi confronté à de violents maux de tête qui ne le quittent pas. De jour comme de nuit, ces interminables céphalées ne lui offrent aucun répit.

Le sourire et la convivialité de l'homme qui nous reçoit ce 28 août 2018, dans l'après-midi, ne suffisent pas à dissimuler la détresse qui le ravage de l'intérieur. Il s'accroche à l'espoir de recouvrer une partie de sa vue, car, confie-t-il, les médecins pensent qu'il a encore une chance, mais il faut agir vite. Il lance un appel à toute personne susceptible de l'aider à améliorer son état de santé. «Je n'ai pas d'assurance. Ma maigre pension ne me permet pas de me traiter convenablement», lâche-t-il entre deux soupirs. «Je vivote. C'est très difficile», fait-il savoir avant de conclure: «Qu'on ne me laisse pas tomber».

L'homme qui s'est illustré sur les antennes de la radio nationale, puis à la télévision où il intervenait en qualité de journaliste consultant dans des émissions sportives et politiques, n'est plus que l'ombre de lui-même.

René Bah a consacré une trentaine d'années de sa vie à sa passion pour les médias. Il a été brusquement mis au chômage à la faveur d'une vaste opération de licenciement collectif concernant (plan social) plus de 300 agents de la Rti en mars 2012.

C'est un homme fatigué, souffrant et en proie au désespoir qui nous a accueilli le 28 aout, dans sa modeste demeure de Treichville, quartier Arras.

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