Congo-Kinshasa: Mi-septembre 2018 - Bemba annoncé à Kinshasa !

*Si tout va bien, Bemba, le candidat invalidé, sera de retour à Kinshasa à l'ouverture de la prochaine session ordinaire prévue, dès le 15 septembre 2018. En tant que Sénateur, le Chairman dont les chaînes des démêlées judiciaires devant la CPI tombent une à une, serait tenté à l'idée de reprendre normalement ses activités en RD. Congo, quoiqu'il ait encore d'autres chats à fouetter ailleurs notamment, en Belgique, plus précisément à Rhode-Saint-Genèse, lieu de résidence de Lilia Teixera, son épouse, et de ses cinq filles.

Histoire d'une nouvelle épreuve...

La messe est dite. La Cour Constitutionnelle a tranché. En vertu du verdict, c'en est donc fini avec les prétentions de Bemba à concourir au suffrage en vue de présider à la magistrature suprême de l'après-Kabila, au-delà des élections du 23 décembre 2018.

Mais, de son côté, le leader du Mouvement de Libération du Congo ne l'entend point de cette oreille. Loin de se dire surpris, il inscrit, plutôt, son invalidation dans le panier de manœuvres tendant à écarter de la course à la présidentielle, les candidats sérieux de l'Opposition radicale.

Il n'exclut pas, non plus, la possibilité de recourir à d'autres instances, pour faire valoir ses droits.

France 24 qui a réussi à le joindre hier, a diffusé un élément sonore d'un Bemba, apparemment, emberlificoté dans ses calculs politiques et qui, à son corps défendant, ne cache pas son aversion vis-à-vis de cette pullule amère qu'il a du mal à digérer.

Il parle, à tout dire, d'une exclusion politique et d'un processus électoral taillé sur la mesure d'une simple parodie.

Par contre, ici, à Kinshasa, la Cour Constitutionnelle s'étant prononcée, tous les candidats invalidés n'ont qu'à s'incliner. Toute voie, surtout que la Haute Cour siège en premier et dernier ressort, n'est que baliverne.

On rejette, par exemple, l'idée alléguée de s'en remettre encore en la compétence des instances de l'Union Africaine, alors que l'affaire a été coulée en force de chose jugée et que, parallèlement, le processus lui, doit prendre sa vitesse de croisière, avec la mise en œuvre des étapes cruciales restantes, pour faire aboutir le train à la date fatidique du 23 décembre 2018, conformément au calendrier électoral, tel que publié, le 5 novembre 2017.

D'où, l'essentiel aujourd'hui, conseille-t-on, est d'orienter les efforts vers, peut-être, la normalisation du processus et la concrétisation des préalables en vue des élections crédibles et, même, le report du potentiel des voix de Bemba vers d'autres leaders de l'Opposition restés en lice.

Hier, le Mlc, son parti, était en réunion du Bureau politique élargi. Il était question, a-t-on appris de source sûre, de peaufiner de nouvelles stratégies politiques à soumettre à la validation du Chairman, avant, évidemment, leur mise en action d'ici la tenue effective des élections du 23 décembre 2018.

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