6 Septembre 2018

Maroc: Sahara marocain - Quand un navet de «Democracy now» vire à la propagande !

Chassez le naturel, il revient au galop. L'organisation américaine «Democracy now» ne semble pas être prête à se défaire des stéréotypes hantant ses membres, quand le sujet abordé se rapporte au Maroc. Elle vient, en effet, de diffuser un film documentaire au sujet du conflit du Sahara, le 31 août 2018, réalisé par deux journalistes lors d'une visite dans les provinces marocaines du Sud en 2016.

De quoi s'agit-il ? Une pléthore de mensonges et de fausses informations, soulignent les défenseurs des droits humains dans les provinces sahariennes. Le documentaire invoque selon une approche unilatérale qui manque manifestement d'objectivité et de neutralité, plusieurs événements survenus dans les provinces du Sud. Que ce soit Gdim Izig, les protestations sociales ou des sit-in sporadiques et espacés dans le temps... le documentaire les traite d'un seul angle d'attaque et dans un seul esprit mû par une animosité et une hostilité contre tout ce qui est marocain. Instrumentalisation, falsification, propagande et inversion des faits... sont les maîtres mots d'un travail certainement fait à dessein.

La riposte des défenseurs des droits de l'Homme dans les provinces du Sud ne s'est pas fait attendre. Dans une lettre adressée à «Democracy now», l'Alliance sahraouie de solidarité pour la défense de l'intégrité territoriale a dénoncé l'attitude hostile et néanmoins systématique de l'organisation américaine et l'alignement aveugle, voire abject sur une seule et unique position, à savoir celle du Polisario!

«Le documentaire est loin d'être objectif ». Voilà la première et importante remarque faite par l'Alliance, en ajoutant en guise d'argumentaire : « Ce n'est pas un documentaire ni un reportage mais un scénario préconçu ». Bien évidemment, l'on découvre par là, une organisation américaine qui veut, à des milliers de kilomètres de chez elle, et via une courte visite de deux personnes, élucider une affaire qui dure depuis bientôt quarante ans. Mais le pire est que la déontologie et les règles professionnelles requises pour ce genre de travail soient outrageusement bafouées.

D'abord, l'équipe de tournage du documentaire n'a pas rencontré tous les politiques et militants des droits de l'Homme de la région et n'a pas non plus présenté les différentes visions ni les divers points de vue. Programmer uniquement la rencontre de quelques séparatistes constitue un argument de taille discréditant le travail réalisé selon une stratégie propagandiste hostile aux intérêts du Maroc. Et l'on peut facilement deviner l'origine des milieux qui en sont derrière !

Le communiqué de l'Alliance n'a pas raté l'occasion pour interpeller «Democracy now » : «Les Sahraouis n'ont pas besoin d'organisations ni de gouvernements qui attisent le feu. Cela n'a pas profité à nos parents et familles qui vivent toujours dans les camps de Tindouf en Algérie depuis plus de 43 ans ».

Et de rappeler, sous forme de questions rhétoriques, une réalité que l'organisation américaine semble occulter : Qu'en est-il des camps de Tindouf? Qui en est responsable? Que se passe-t-il là-bas? Pourquoi les Sahraouis de ces camps ne sont-ils pas libres de se déplacer ? Enfin, comment peut-on convaincre la communauté internationale avec des images accompagnées d'une musique tirée des chants de propagande du Polisario ?

Autant d'interrogations qui appellent à une réflexion, lit-on dans le texte de l'ASSDIT. Indéniablement, ce genre de conflit n'a pas besoin qu'on vienne y jeter de l'huile sur le feu. «Democracy now» aurait du coup beaucoup à apprendre en matière des enquêtes sur les droits humains dans le monde.

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