6 Septembre 2018

Burkina Faso: Fonctionnement de la CENI - «Newton Hamed Barry est un danger pour notre démocratie» (Moussa Zerbo de l'UPC)

L'Union pour le progrès et le changement (UPC) n'a pas fait de cadeau au président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Newton Ahmed Barry, le jeudi 6 septembre 2018 au cours de sa conférence de presse.

Vu que cette institution a annoncé la date du référendum alors que, conformément aux textes, cette décision revenait au gouvernement, l'UPC se demande si elle l'a fait par ignorance, car si c'est le cas, c'est que la démocratie au Burkina Faso est en danger.

La dernière sortie de l'opposition, c'était mardi dernier pour annoncer qu'elle organisera une marche-meeting le samedi 29 septembre. Deux jours après, soit le jeudi 6 septembre, l'Union pour le progrès et le changement (UPC) a organisé une conférence de presse au siège du parti à Gounghin afin de dénoncer « les dérives » du président de la Commission électorale nationale (CENI), Newton Ahmed Barry.

Petit rappel : récemment, le président de la CENI annonçait le lancement prochain de la révision du fichier électoral. Dans cette même sortie, il a annoncé la date du référendum constitutionnel pour le 24 mars 2019. Des informations reprises sur le compte twitter de la CENI.

Mais dans un communiqué de presse, le ministère de l'Administration territoriale et de la Décentralisation (MATD) a démenti ces informations et rappelé à l'ensemble des acteurs du processus électoral que conformément aux dispositions de l'article 122. 13 du Code électoral, la convocation du corps électoral en vue du référendum constitutionnel est faite par décret pris en Conseil des ministres sur proposition du ministre chargé de l'Administration du territoire. Cette sortie du président de la CENI amène donc l'UPC à se demander si Newton Ahmed Barry « maîtrise les textes qui régissent son institution et le processus électoral au Burkina Faso ».

Le porte-parole national de l'UPC, Moussa Zerbo, se demande si c'est une erreur d'ignorance, car si tel est le cas, c'est que le pays est en danger. « Nous sommes en danger parce qu'un beau matin, ce monsieur peut sortir un communiqué nous convoquant pour l'élection présidentielle en fin 2018. Parce que s'il a eu l'audace de convoquer le corps électoral pour un référendum avec une date précise en méconnaissance des dispositions, ce monsieur est un danger pour notre démocratie », a-t-il affirmé.

L'actualité au Pays des hommes intègres, ce sont les attaques répétées dans la région de l'Est. Rien que le 5 septembre dernier, 2 militaires ont perdu la vie sur l'axe Fada-Pama.

Face à cette menace, le parti du Lion propose la solution suivante : un équipement adéquat des Forces de défense et de sécurité (FDS), une réorganisation des services de renseignement, une réelle motivation des FDS et la nomination de techniciens expérimentés comme ministres de la Défense et de la Sécurité.

Pour Adama Sosso, 2e vice-président chargé des questions politiques, l'armée burkinabè n'a pas de problème d'hommes ou de compétences.

Sa bravoure et sa combativité sont d'ailleurs à saluer. Le problème, selon lui, c'est le gouvernement, qui est peu soucieux des conditions de travail des militaires. La marche-meeting du 29 sera donc l'occasion pour l'opposition d'interpeller les dirigeants.

Une marche que certains trouvent inopportune au regard de la situation sécuritaire. Pour ceux-ci, le chargé des questions politiques argumente : « Nous pensons que le moment est bien à propos. La sécurité de la manifestation n'incombe pas uniquement aux organisateurs.

Nous sommes dans un Etat de droit et l'Etat a le devoir d'assurer la sécurité de toutes les personnes et de leurs biens. Toutes nos manifestations se sont toujours déroulées dans le calme et nous pensons que celle du 29 septembre se passera aussi dans cette ambiance. »

Un autre sujet qui fait couler beaucoup de salive actuellement au Burkina Faso, c'est la question de la légalisation de l'avortement.

Depuis que le ministre de la Santé a évoqué l'idée « d'adapter l'arsenaljuridique pour permettre aux femmes et aux jeunes filles en détresse d'avoir accès à une interruption sécurisée de leur grossesse », la polémique n'a cessé d'enfler sur ce sujet.Pour l'UPC, il est clair que la majorité s'apprête à légaliser l'avortement. Par conséquent, elle s'y oppose.

« Aucune promesse d'argent, de faveurs ou autres ne doit corrompre le MPP et ses alliés au point qu'ils veuillent légaliser l'avortement », a prévenu Adama Sosso.

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