Ile Maurice: Post-auditions à La Haye - La délégation mauricienne-chagossienne confiante

Le siège de la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye.
7 Septembre 2018

Les auditions ont pris fin hier, jeudi 6 septembre, à 18h 40 heure locale. À la sortie de la Cour internationale de justice (CIJ), tous les visages affichaient le sourire. «Il serait malvenu de se prononcer tout de suite, mais nous restons confiants», a affirmé Olivier Bancoult.

Dans les rangs des Chagossiens, c'était le même sentiment. Après des décennies, ils ont espoir. Le hall d'entrée de la CIJ, d'habitude solennel et calme, était très animé à la fin de la session. La CIJ a fait une exception et a laissé la délégation rester à l'intérieur pour la séance photos et faire des déclarations à la presse à cause du mauvais temps.

Plusieurs membres des délégations des pays amis ont tenu à venir féliciter les Chagossiens. Liseby Elysé était la star du moment. Presse étrangère et diplomates se sont fait un devoir de la féliciter. Avec l'humilité qui la caractérise, elle a accueilli tout le monde en leur rappelant que son discours est une réalité partagée par des milliers de Chagossiens.

Plus tôt, Pravind Jugnauth, qui est arrivé à La Haye hier, pour le dernier jour des auditions, a eu une rencontre avec les Chagossiens qui ont fait le déplacement. Certes, tous les pays qui ont soutenu Maurice ont développé leurs arguments, mais le fait que l'Union africaine, pour la première fois, s'est présentée comme une seule entité devant une instance internationale a ravivé l'espoir de la délégation.

«Les points avancés étaient clairs, limpides et logiques. C'était un moment historique qui aura tout son poids», avance Suzelle Baptiste, membre de la délégation. Elle confie que pendant les quatre jours d'auditions, les Chagossiens ont tout écouté avec attention, suivi la presse internationale et cherché des éclaircissements sur les diverses résolutions mentionnées dans les plaidoyers.

À la fin de la session, sir Anerood Jugnauth s'est dit confiant pour la suite. «Boukou dimounn pa ti pé krwar. Asterla mo diman bann-la ouver zot lespri, gagn inpé fréser», a-t-il ironisé. Pour lui, il ne fait aucun doute que les conditions évoquées par le Royaume-Uni ne tiennent pas la route. Certes, pendant la guerre froide, il fallait une base militaire dans la région. Aujourd'hui, l'argument avancé par les Britanniques est la lutte contre les pirates. «Napa dir mwa bizin enn baz militer atomik pou lager kont pirat !»

L'espoir du ministre mentor est partagé par le Premier ministre. «On est au 21e siècle et on se bat contre le colonialisme. Je n'ai aucun doute sur ce que sera l'avis de la Cour, mais attendons voir.»

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