8 Septembre 2018

Congo-Brazzaville: Lutte contre les antivaleurs - La majorité présidentielle ne protège pas les coupables

La plateforme qui a récemment tenu une assemblée générale au Palais des congrès de Brazzaville a lancé un appel à la mobilisation de toutes ses forces pour, dit-elle, se dresser comme un seul homme derrière l'action du président de la République consistant à lutter contre les antivaleurs.

Réunie sous la direction de son président par intérim, Pierre Ngolo, la majorité présidentielle a examiné la situation socio-politique du pays après le discours du chef de l'Etat du 14 août dernier. En effet, les partis et associations membres de cette plate-forme ont réitéré leur position contenue dans la déclaration du 4 avril, appelant les institutions de la République à s'élever au niveau réel de leurs missions. Ils rappelaient par la même occasion qu'il appartenait aux institutions habilitées à réprimer la corruption, le vol, le laxisme et tout autre comportement blâmable de prendre leurs responsabilités.

Les partis et associations membres de cette plate-forme politique demandaient aussi que soit traduite devant les juridictions compétentes toute personne, sans distinction aucune, quel que soit son rang ou sa sensibilité politique, coupable d'avoir commis des faits répréhensibles. Cela dans l'exercice de ses responsabilités à n'importe quel échelon de la hiérarchie sociale, économique et administrative et à l'écarter de toute gestion de la chose publique.

Cette déclaration qui avait été saluée par plus d'un, a déploré ce collectif, a été quelque peu remise en cause suite à la conférence de presse animée par les responsables des partis de la majorité présidentielle le 22 août après le rapport de la commission nationale de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude incriminant l'un d'entre eux.

Cette position claire qui tranche, selon Pierre Ngolo, avec toute inclination à la complaisance ou à la démission, a été notifiée, le 24 avril, au gouvernement qui ne devrait désormais compter sur l'appui de la majorité qu'en fonction de son attitude face à la ligne tracée par le chef de l'Etat le 30 décembre 2017. Pour le président par intérim de la majorité présidentielle, les antivaleurs ne se ramenaient pas seulement à la corruption et à la fraude. Il s'agit également de tous les comportements déviants qui gangrènent l'espace social congolais. « Pour nous, cette position, expression d'une bonne intériorisation de la situation du pays ainsi que de la détermination à changer n'est ni négociable ni variable. Cette position, notre position sans équivoque exclut, à notre niveau, la complaisance et toute velléité de règlement de comptes ; question de laisser se promouvoir la justice », a-t-il martelé, précisant que le fait d'évaluer le principe de présomption d'innocence ne constituait en rien un soutien au citoyen sur qui pèsent des soupçons, encore moins une entrave à une procédure en cours.

Notons que la majorité présidentielle a, par ailleurs, officialisé la structuration de sa coordination.

Congo-Brazzaville

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