9 Septembre 2018

Burkina Faso: Lutte contre le terrorisme - Les CDR du Brassard noir

Un point de presse organisé par le mouvement Brassard noir a eu lieu le samedi 8 septembre au Centre de presse Norbert-Zongo. L'actualité nationale et les questions de sécurité étaient les thèmes principaux de cette rencontre avec les hommes de médias.

A l'entrée de la salle qui a abrité la conférence de presse, le regard s'accroche à un écriteau éclairé nuit et jour par une lampe et sur lequel il est inscrit ceci : «Cette lampe ne sera éteinte que le jour où la lumière sera faite sur l'assassinat du journaliste Norbert Zongo.

Les activistes du Brassard se distinguaient par le Tee-shirt noir qu'ils arboraient tous. Ce mouvement de la société civile a été créé en 2012 et a pris une part active à l'insurrection en 2014. B

oukaré Conombo, président du Brassard noir, a demandé une minute de silence à la mémoire des soldats tombés dans les embuscades à l'est du pays, puis a donné sa lecture des événements en cours au Burkina en déclarant : « Le Brassard noir condamne avec véhémence toutes ces attaques barbares dont l'objectif est d'une part de déstabiliser, de bloquer les institutions du pays et d'autre part de saper le moral des Burkinabè et surtout de porter un coup dur à sa politique de développement économique et social.

En effet, les terroristes et leurs acolytes à l'interne n'ont pas intérêt à ce que le premier président démocratiquement élu après l'insurrection réussisse sa mission». Et de poursuivre :

«Le Brassard noir voudrait rappeler à l'opinion nationale et internationale que les attaques terroristes que subit le Burkina Faso depuis un certain temps sont soutenues par des complices aux desseins inavoués et nostalgiques de l'ordre ancien». «Souvenez-vous des propos d'Eddie Komboïgo, président du CDP, qui disait que le remède à l'insécurité que nous cherchons tous, c'est de le voter en 2020», a indiqué M. Conombo.

Selon lui, il serait nécessaire que M. Komboïgo soit entendu par le parquet pour élucider ses propos, car ce n'est pas la première fois qu'il menace la république. En outre, le Brassard noir salue l'intrépidité de nos forces de défense et de sécurité et invite le gouvernement à les doter d'équipements militaires de pointe pour venir à bout des bandits de grand chemin.

Nous voulons créer un CDR pour collecter du renseignement

En ce qui concerne les événements autour de Safiatou Lopez, «Le Brassard noir déplore l'arrestation d'une camarade de lutte mais s'insurge contre le comportement antirépublicain de certaines organisations de la société civile (OSC) et du Chef de file de l'opposition politique (CFOP) qui se sont rendus au domicile de Dame Lopez pendant son arrestation et qui sans attendre un communiqué officiel se sont livrés à des commentaires et des incitations à manifester ».

Le président du Brassard noir se dit surpris de ces différentes réactions qu'il qualifie de fuites en avant inutiles mais souhaite que la justice respecte les droits de Safiatou Lopez et aille jusqu'au bout afin que l'opinion sache réellement ce qui lui est reproché.

Au vu du contexte sécuritaire difficile, le Brassard noir s'en prend à Zéphirin Diabré pour son appel à manifester le 29 septembre 2018.

« Chaque fois que les grandes nations sont attaquées, les hommes politiques taisent leurs contradictions et se mettent ensemble pour défendre l'intérêt général. Malheureusement, au Burkina Faso, les hommes en font un fonds de commerce », a indiqué M. Conombo selon lequel « M. Diabré a fini par nous convaincre qu'il est un homme sans cœur.

Lui, en tant que CFOP, avait appelé les gens à sortir dans la rue les 30 et 31 octobre 2014. Il y a eu des morts, des martyrs. Cependant nous ne l'avons jamais entendu demander justice pour ces derniers.

Quand nous commémorons les journées de l'insurrection et faisons l'hommage des martyrs, il est toujours absent ». Face à la menace terroriste, le mouvement de Boukaré Conombo s'engage à prendre une initiative dans le domaine de la collecte du renseignement afin de venir en appui aux Forces de défense et de sécurité (FDS).

« Nous informons l'opinion publique de notre volonté de mettre en place dans un proche avenir avec d'autres organisations sœurs de la société civile des Comités de défense de la république (CDR) sur tout le territoire national », a-t-il déclaré en guise de conclusion.

Dieudonné Nikiéma, porte-parole du Brassard noir et ancien membre des Comités de défense de la révolution dans les années 80, a donné quelques précisions sur la future structure du renseignement.

« Il ne faudra pas que les gens confondent les CDR du temps de la révolution aux CDR qui seront créés même si le sigle est identique. Les objectifs assignés aux CDR, c'est de fournir du renseignement aux FDS qui en manquent. Les CDR, ce n'est pas le système des Koglwéogo comme beaucoup l'ont pensé, mais il n'est pas exclu que nous collaborions avec eux ».

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