11 Septembre 2018

Sénégal: Situation politique délétère à six mois de la présidentielle

La situation politique délétère qui prévaut dans le pays, à six mois de la présidentielle de 2019, préoccupe au plus haut niveau certaines organisations de la société civile. Dans un communiqué rendu public, Ababacar Fall du Gradec et compagnie qui ont déploré certains actes posés par le régime actuel, invitent les acteurs politiques à des discussions «franches et sincères» autour des règles du jeu.

L'attitude du régime du président Macky Sall contre l'opposition ne contribuerait pas à pacifier l'espace politique, marqué par une guéguerre ouverte entre le pouvoir et le camp d'en face. C'est le sentiment de certaines organisations de la société civile qui ont déploré certains actes posés par les tenants du pouvoir.

Dans un communiqué rendu public hier, lundi 10 septembre, Ababacar Fall du Gradec et ses camarades estiment que «plusieurs actes posés par le pouvoir en place ne contribuent pas à créer les conditions d'un climat de paix et de sérénité propice à l'organisation d'une élection transparente et apaisée».

Citant, entre autres, le rejet de l'inscription de Karim Wade sur le fichier électoral, tout comme la révocation du maire de Dakar, Khalifa Sall, avant l'épuisement des recours, sans oublier la répression de la manifestation de l'opposition du 4 septembre dernier, ainsi que l'arrestation de leaders politiques, ils pensent que cela «constitue autant de faits qui font monter les périls en direction de l'élection à venir».

A cela s'ajoute, selon eux, le désaccord «profond» issu de la concertation sur le processus électoral boycotté par une partie de l'opposition, tout comme la loi sur le parrainage qui n'a pas rencontré l'adhésion d'une bonne partie de l'opposition.

Pis, selon Ababacar Fall et ses camarades de la société civile, «les clivages qu'elle (la loi sur le parrainage) introduit divisent profondément le pays et les acteurs politiques qui se trouvent dans l'impossibilité de faire preuve de dépassement en acceptant de s'asseoir ensemble».

Par conséquent, les signataires de la déclaration ont lancé un appel à tous les acteurs. Dans la note, ils invitent ainsi «tous les acteurs politiques, notamment le Président de la République, pour que sans tarder des discussions franches et sincères s'instaurent autour des règles du jeu dans un esprit de saine compétition».

Ils pensent que c'est le seul «gage de la préservation de la stabilité politique et de la cohésion nationale, sans lesquelles notre pays ne pourra relever les défis multiples auxquels il est confronté face à une situation pluviométrique déficitaire qui risque d'hypothéquer les récoltes au moment où de larges secteurs du monde rural sont menacés par la famine».

A noter, par ailleurs, que les signataires de la déclaration sont, entre autres, Enda-Graf Sahel, Forum social sénégalais, Gradec, Lsdh, Radi, Wanep-Sénégal.

Sénégal

Human Rights Watch dénonce les violences sexuelles dans les collèges

Dans un rapport publié le 18 octobre, à Dakar, l'ONG américaine a indexé des abus dont les… Plus »

Copyright © 2018 Sud Quotidien. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.