14 Septembre 2018

Zimbabwe: Le pays frappé par une vague de choléra

Photo: New Zimbabwe
Au moins 36 personnes ont récemment été admises à l'hôpital des maladies infectieuses de la route de Beatrice pour y être soignées.

La capitale du Zimbabwe, Harare, est sous état d'urgence depuis mardi : 24 habitants de la capitale sont déjà décédés du choléra. L'épidémie s'est déclarée il y a dix jours dans un township d'Harare. La qualité de l'eau municipale est mise en cause. En 2008, la dernière grande épidémie avait fait plus de 4 000 morts. Le gouvernement a décidé d'interdire toutes les réunions publiques jusqu'à nouvel ordre.

La grande cérémonie de remise des diplômes de l'université du Zimbabwe n'aura pas lieu ce 14 septembre. Les professeurs, les étudiants et leurs familles sont priés de rester chez eux, tout comme les commerçants de rues qui n'ont plus le droit de vendre de la viande et du poisson.

Harare vit donc au ralenti. L'épidémie, partie du township de Glen View dans le sud, s'est répandue dans toute la capitale. L'accès à plusieurs points d'eau d'Harare a été condamné après que la mairie y a détecté la bactérie du choléra.

L'Organisation mondiale de la santé distribue elle des traitements aux presque 2 000 habitants contaminés depuis dix jours. Mais l'OMS s'inquiète. Une résistance aux premiers antibiotiques se serait développée et le pays manque cruellement de médicaments.

La Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge s'inquiète de la propagation rapide de l'épidémie dans la capitale : « L'idée derrière l'interdiction de tous rassemblements est d'éviter que l'épidémie ne se propage au travers des gens qui se serrent la main ou qui s'embrassent, explique Karikoga Kutad-Zaushe. Et c'est impossible d'éviter tout contact lors d'un rassemblement. Mais la véritable source de contamination provient du problème de pénurie d'eau. Quand il n'y a pas d'eau, la population utilise l'eau provenant de puits qui sont peu profonds. L'eau peut sembler propre, mais en réalité elle ne l'est pas. Car ces puits sont souvent ouverts et ne sont pas protégés. »

L'autre inconnue est la tenue de la controversée cérémonie d'investiture de Nelson Chamisa samedi. Le candidat de l'opposition conteste les résultats de la récente élection, remportée par Emmerson Mnangagwa. Chamisa devrait s'auto-investir à Harare en tant que « seul président légitime », selon ses mots. Une cérémonie qui n'a pour l'heure pas été interdite par les autorités.

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