Burkina Faso: Sanmatenga - 10 filles excisées à Boussouma

Photo: Daily News
(Photo d'archives) - La mutilation génitale féminine (MGF) pratiquée sur les femmes et les filles dans certaines tribus en Afrique.

Malgré les stratégies d'information et de sensibilisation développées par le gouvernement burkinabè et ses partenaires sur les méfaits et les risques liés à la pratique des mutilations génitales féminines (MGF), le fléau perdure dans certaines régions dont le Centre-Nord.

En effet, une dizaine de fillettes âgées de 4 à 14 ans ont été victimes d'excision à Santèna, village de la commune rurale de Boussouma (province du Sanmatenga). Evacuées premièrement au Centre médical de Boussouma, elles ont, par la suite, été toutes transférées au Centre hospitalier régional (CHR) de Kaya dans l'après-midi du 13 septembre 2018.

9 fillettes souffrantes couchées sur le sol dans un des halls du service de la maternité du CHR de Kaya : c'est le triste constat qu'il nous a été donné de faire à notre arrivée à 13h 38 mn sur les lieux.

Selon les premières informations, une 10e fillette, se trouvant dans un état critique, était prise en charge dans une salle de soins par le médecin-chef du district (MCD) sanitaire de Boussouma, le Dr Olivier Zombré, et le personnel médical du CHR.

Selon une source sécuritaire, les faits se sont produits à Santèna, un village de la commune de Boussouma. Et de préciser que 3 filles ont été excisées le lundi 10 septembre et 7 autres l'ont été dans la matinée du jeudi. L'on note parmi les victimes 2 élèves de la capitale, Ouagadougou, qui seraient venues passer les vacances chez leur grand-mère dans un autre village de la province.

Selon les explications du Dr Olivier Zombré, attristé par la situation, les 10 fillettes victimes de l'excision ont, après les constations, été évacuées premièrement au CMA de Boussouma pour permettre de les prendre en charge et de stabiliser les saignements.

En raison de la gravité de leur mutilation, a-t-il ajouté, toutes les fillettes ont été par la suite transférées au CHR de Kaya pour des soins plus appropriés. Le spécialiste de la santé espère qu'avec les soins, les vies des victimes seront hors de danger.

« La situation n'est pas totalement maîtrisée, mais nous espérons que nous allons pouvoir arrêter les saignements, les stabiliser et les prendre en charge psychologiquement avant de les remettre à leurs familles », a-t-il indiqué.

Informée, une délégation des autorités administratives et sécuritaires régionales et provinciales conduite par le secrétaire général de la région (SGR), Abdoulaye Zéba, s'est rendue au CHR pour s'enquérir de l'état de santé des fillettes excisées et aussi témoigner ses encouragements au personnel soignant.

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Plus de: L'Observateur Paalga

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