14 Septembre 2018

Sénégal: Département de Kanel - 37 villages du «Dande Maayo» marchent pour le bien être

De nombreux habitants de ces localités situées le long du fleuve Sénégal se sont retrouvés autour d'un grand rassemblement pour réclamer le bitumage de la piste qui sert de desserte à plus de 37 villages, la construction d'infrastructures sanitaires et le déploiement des unités de la police et de la gendarmerie pour assurer la sécurité au niveau de cette zone frontalière.

Regroupés au sein du «Mouvement Dandé Mayo Emergent» qui compte des milliers d'adhérents parmi lesquels des membres de la diaspora, les manifestants fortement épaulés par des chefs de village, des notables, des dignitaires religieux et coutumiers, entendent désormais porter les nombreuses et multiples doléances des populations.

«Une mission que les autorités locales n'ont jamais pu satisfaire, malgré la pertinence des urgences qui péjorent au quotidien le bien être des populations. Le politique ne remonte pas fidèlement les réels maux des populations», déclare Moussa Ndiaye, le coordonnateur du mouvement.

Avant de renchérir, «cette partie de la région souffre d'un manque criard d'infrastructures, surtout routières. L'unique piste latéritique qui a été construite en 2003, est aujourd'hui fortement dégradée et génère au quotidien des accidents avec des pertes en vie humaine».

A côté du bitumage de la piste, le porte-parole du jour, affirme en effet «qu'il faudra procéder au désenclavement conséquent de cette zone agricole de la région, avec une prise en compte des axes routiers du Dande Maayo, du Diéri et des ponts de Ganguel et Wendou Bosséabé dont les travaux ont connu un retard palpitant».

«Devant l'utilité que présente la piste de Bow-Soringho dont les travaux ont été arrêtés, le mouvement sollicite la levée de l'exonération demandée sur le financement octroyé par des partenaires français à hauteur de 2 milliards qui porte non seulement sur la construction d'une piste mais aussi d'un pont, des ouvrages de franchissement et d'un casier agricole. Les travaux sont aux arrêts depuis 9 mois à cause d'une demande de prélèvement de 18 % formulée par l'Etat alors qu'il s'agit bien d'une aide», explique t-il.

En plus de la situation chaotique des routes et des difficiles conditions de vie des populations, c'est l'absence de sécurité qui suscite le mécontentement du mouvement. Selon le coordonnateur «il reste paradoxal que cette zone fortement vulnérable du fait de la porosité de la frontière avec la Mauritanie n'ait jusque là de réelles postes de sécurité (... )».

Dans un mémorandum à travers lequel plusieurs préoccupations ont été énumérées, les manifestants se sont fortement appesantis sur l'éducation, la santé, le chômage des jeunes et l'allégement des travaux des femmes.

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