15 Septembre 2018

Madagascar: Andry Rajoelina - Débat démocratique à « Sciences Po » Paris

« L'expérience démocratique en Afrique ». Tel était le thème de la conférence inaugurale organisée le 13 septembre à l'amphithéâtre Emile Boutmy à Paris par l'Association Sciences po pour l'Afrique (ASPA), en collaboration avec NewPolis.

Andry Rajoelina est la première personnalité politique malgache à avoir été conviée à intervenir au sein de cette Institution de renommée internationale dans le domaine de la promotion de la démocratie et des débats d'idées. Cette conférence, suivie par des milliers d'étudiants à travers le monde, était l'occasion pour le fondateur de l'IEM d'apporter son point de vue et ses expériences à propos de la démocratie et des pratiques démocratiques en Afrique, en se basant sur le cas de Madagascar. Malgré la manœuvre orchestrée par des membres du GTT International qui ont tout fait jusqu'au dernier moment, pour mettre la pression sur les organisateurs afin d'empêcher la tenue de cet évènement, la conférence a quand même pu se dérouler. Madagascar était à l'honneur.

Maturité. Pari(s) réussi pour le candidat n°13 qui s'est exprimé sur de nombreux sujets concernant la démocratie à Madagascar. Il a aussi apporté des éléments d'éclaircissement sur différents sujets à polémiques tels que les accusations sur les trafics de bois de rose, les accusations de putsch qu'on lui attribue depuis 2009, ainsi que les rumeurs autour de sa présence à Paris véhiculées par les médias pro-HVM. La démarche initiée par une minorité d'étudiants malgaches en France s'est soldée par un échec. En effet, des jeunes partisans de l'ancien président Marc Ravalomanana ont assisté à la conférence et préparé des questions frôlant la limite de l'acharnement et de la provocation. Ils ont accaparé la 3e partie de la conférence consacrée à une séance de questions-réponses. Un moment de démocratie directe durant lequel « Zandrikely » a démontré qu'il a gagné en maturité et il maîtrise l'art de la démocratie. Tout en faisant montre de fermeté, il a su rester calme et serein.

Il a aussi tenu à mettre les points sur les événements de 2009. « Je suis un patriote. J'ai fait un acte patriotique. On était face à un pouvoir dictatorial. Je ne regrette pas d'avoir combattu pour la liberté. C'était une révolution», a-t-il expliqué. « Quand cela se passe en Afrique, on dit que c'est un coup d'Etat mais quand c'est en Europe, on parle de transition démocratique». Et lui de soutenir qu'« il n'y avait pas de putsch à Madagascar en 2009, c'était une Révolution ». L'ex-Chef d'Etat a aussi expliqué : « Je n'ai pas pris le pouvoir par les armes. Il n'y avait pas de coup d'Etat. Le président de l'époque a démissionné sous la pression de la population. C'est lui qui a violé la Constitution car contrairement à ce qui est prévu par la Loi fondamentale, au lieu de remettre le pouvoir au président du Sénat, il l'a transmis à l'Armée. C'est la HCC qui a ensuite validé le transfert du pouvoir en ma faveur ». En ce qui concerne les trafics de bois de rose, Andry Rajoelina d'expliquer que cela a explosé sous le mandat de l'ancien président Marc Ravalomanana qui a notamment octroyé une vingtaine d'autorisations d'exploitation juste avant de démissionner. Le candidat « numéro 13 » n'a pas désemparé au grand malheur du GTT International.

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