16 Septembre 2018

Burkina Faso: Rentrée politique du MPP - Le parti face aux défis sécuritaires

Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) a animé, le vendredi 14 septembre 2018 à Ouagadougou, une conférence de presse pour donner le top de départ de sa rentrée politique placée sous le thème : «Surmonter le défi sécuritaire et réussir la mise en œuvre du PNDES dans l'unité et la discipline».

Situation nationale oblige, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) a décidé de consacrer sa rentrée politique de cette année à la réflexion aux stratégies et moyens à adopter pour rétablir la sécurité dans le pays, afin de réussir la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES). Au cours d'une conférence de presse, tenue le vendredi 14 septembre 2018 à Ouagadougou, pour donner le top de départ de cette rentrée, le 1er vice-président du parti, Simon Compaoré a indiqué que les réflexions se feront au cours des Assemblés générales (AG) des différentes structures du parti et d'une grande assemblée générale le 22 septembre prochain.

Lors de ladite AG, a-t-il dit, le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba et le président de l'Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, interviendront sur la situation nationale. Revenant sur la gestion du pouvoir par son parti et ses alliés, M. Compaoré a relevé qu'en dépit des multiples attaques perpétrées par les forces du mal de «l'extérieur comme de l'intérieur» avec au compteur une centaine de victimes et des mouvements sociaux «sans précédent», le pays continue «d'avancer grâce à la mise en œuvre du programme du Président du Faso».

En illustration à ses propos, il a cité la liberté d'expression, l'indépendance de la justice, l'adoption du nouveau Code électoral, qui permettra le vote des Burkinabè de l'étranger et le financement de plus de 13 000 micro-projets dans le cadre du Programme d'autonomisation économique des jeunes et des femmes. La prise en charge de 6 105 610 interventions, de plus de dix millions épisodes de maladies grâce à la gratuité des soins chez les femmes enceintes et enfants de moins de cinq ans, la création de 183 635 emplois salariés dans le secteur formel pour les jeunes, la réalisation de 1113 logements sur les 40 000 prévus ... sont d'autres acquis énumérés par le 1er vice-président . Ce qui lui a permis de balayer un à un les arguments avancés par le Chef de file de l'opposition politique (CFOP) pour justifier la marche du 29 prochain. «L'éclat de nos résultats a aveuglé le CFOP.

Notre prière est que Dieu lui redonne la vue et qu'il voit en toute modestie et humilité ce que nous avons réalisé», a-t-il espéré. Ce d'autant plus qu'il a jugé que dans ces moments difficiles que traverse le pays, l'union de tous les fils et filles est indispensable. Malheureusement, a-t-il soutenu, certains «se délectent et croient pouvoir tirer profit de la situation en tentant de jeter le doute sur la capacité du MPP et ses alliés à gouverner le pays et à le défendre sur le plan sécuritaire». Sur ce dernier plan, le 2e vice-président du MPP, Clément Pegwendé Sawadogo, par ailleurs ministre de la Sécurité, a argumenté que contrairement à ce qui se dit, le gouvernement s'est attelé depuis sa constitution à dépolitiser, professionnaliser et équiper l'armée « qui était dans un dénuement total ».

Plus de 400 terroristes dans les geôles

S'appesantissant sur le cas de l'Est, il a certifié que des opérations menées dès leur entrée dans la région ont permis de mettre aux arrêts plus de 50 «terroristes». «Si cela n'avait pas été fait, les attaques allaient être plus dramatiques», a-t-il assuré. A ce jour, il a dévoilé que les opérations menées par les FDS dans le pays ont permis de mettre plus de 400 terroristes dans les geôles. «Nous nous gardons de les éliminer même si le processus pour les juger est complexe car nous respectons les droits de l'Homme», a-t-il déclaré. Pourquoi la majorité présidentielle estime que c'est une opération de déstabilisation du pays qui est en cours et non simplement une invasion terroriste ? Comment la lettre du Directeur régional (DR) de la police de l'Est s'est retrouvée sur la toile ? Que répondez-vous à ceux qui estiment, qu'il faut adopter la nouvelle constitution par voie parlementaire et reverser l'argent prévu pour le referendum à l'équipement des FDS ?

A la première interrogation, M. Sawadogo a répondu que c'est bel et bien une opération de déstabilisation ourdie par les dignitaires de l'ancien régime qui est en cours, car certaines attaques ne sont pas revendiquées. «Les assaillants dissimulent leurs identités, cherchent à donner la mort sans mourir. Cela est contraire aux actions des terroristes qui s'affirment grâce à la publicité de leurs actes et le sacrifice de leur vie. De plus, il y a la présence suspecte d'ex-RSP parmi les combattants, les déclarations ostentatoires de certains hommes politiques et la multiplication des complots attentatoires à la sûreté de l'Etat», a-t-il développé. S'agissant de la lettre du DR de la police, il a estimé qu'il y a eu de la négligence, car la missive est passée dans plusieurs mains pour des amendements alors qu'elle est confidentielle.

De ce fait, il a indiqué que le responsable de la fuite n'a pas encore été débusqué mais les recherches sont en cours. Sur la troisième question, Simon Compaoré a affirmé que le vote de la nouvelle Constitution à l'Assemblée nationale permettra des économies de temps et d'argent. Même s'il a relevé que la constitution en l'état ne prévoit pas comment il faut en voter une nouvelle, il a attesté que le MPP sera partant pour l'option qui sera retenue après d'éventuelles consultations.

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