17 Septembre 2018

Burkina Faso: Attaques terroristes - 118 personnes tuées (de 2015 au 15 septembre 2018)

Photo: FASOZINE
Le premier ministre burkinabé, Paul Kaba Thiéba se prononçant sur le terrorisme au Burkina Faso

Et pour cette année 2018, du 1er janvier au 15 septembre, le bilan est de 69 victimes dont 31 parmi les Forces de sécurité et de défense (25 militaires et 6 paramilitaires) et 38 civils. Ce qui est très grave selon Paul Kaba Thiéba.

« Ce bilan humain de 69 victimes sur une période de huit mois et demi qui représente plus de 50 % du bilan total depuis 2015, traduit le caractère préoccupant de la situation sécuritaire du moment » a-t-il fait savoir. Il a aussi fait observer aux députés qu'outre les attaques du 2 mars dernier qui a visé la capitale, les menaces ont dépassé la région du Sahel pour toucher les régions de l'Est et du Sud-ouest.

Se prononçant sur la situation dans la région de l'Est, le Premier ministre a indiqué que les différentes attaques seraient des tentatives d'implantation dans cette partie du Burkina, de Groupes Armées Terroristes.

Et à l'en croire, ces individus armés ont pour cible des symboles de l'Etat tels les institutions, les forces militaires et paramilitaires, les écoles, etc. Outre cela, le locataire de la Primature a surtout précisé qu'au niveau des différentes attaques, on note une évolution de leurs modes opératoires. Ce qui doit amener par conséquent, les autorités à réadapter leur stratégie de riposte.

«Au vu de ces faits et de l'évolution des modes opératoires sophistiqués, nous devons avoir la lucidité de reconnaître que notre pays est victime d'une tentative de déstabilisation. Certes, le contexte sécuritaire sous régional n'est pas négligeable dans l'appréciation de la situation, mais, je pense que la responsabilité nous incombe d'apprécier les faits à notre pays avec courage et lucidité en vue d'y faire face » a fait savoir Paul Kaba Thiéba.

Comme mesures prises pour venir à bout de l'hydre terroriste, le chef du gouvernement a annoncé, entre autres, la relecture de la politique de Défense nationale qui date de 2004, la tenue chaque deux semaines du Conseil supérieur de la Défense nationale, le renforcement des capacités opérationnelles à travers l'équipement, l'entraînement et la formation des unités d'élite et de forces spéciales et le renforcement de la protection des casernes et des autres points sensibles militaires.

Par ailleurs, il a annoncé que l'exécutif prendre en charge les militaires blessés et les ayants droits des militaires décédés dans leur mission de sécurisation du territoire national.

Face à la nature de la menace, le Premier ministre a demandé l'union sacrée de tous les Burkinabè, tendances politiques et idéologiques confondues en vue de booter ces individus hors du pays car la riposte militaire ne saurait être la seule solution. «Chaque Burkinabè est concerné dans cette guerre patriotique contre nos ennemis qui cherchent à détruire notre pays, nos institutions et les valeurs sur lesquelles se fondent notre vivre ensemble (... ) La lutte contre le terrorisme et l'insécurité de façon générale passera par un engagement collectif de tous les patriotes, pour débusquer les terroristes, les traîtres et les mettre hors d'état de nuire » a conclu le chef du gouvernement.

En rappel, l'Assemblée nationale tient du 12 au 24 septembre 2018 une session extraordinaire. Cette session a pour objectif de permettre aux députés de diagnostiquer la situation sécuritaire actuelle afin d'y proposer des solutions pour éradiquer le fléau terroriste.

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