18 Septembre 2018

Congo-Kinshasa: Présidentielle 2018 - Bemba, c'est fini !

Photo: CPI
(archive) - Jean-Pierre Bemba, lors de l'ouverture de son procès pour subordination de témoins le 29 septembre 2015 à la CPI

La Cour Pénale Internationale a fixé la peine maximale de Jean- Bemba à 12 mois de prison ferme et à 300.000 euros d'amende lors son audience d'hier lundi 17 septembre 2018 consacrée à l'affaire subornation de témoins. Mais compte tenu du fait que l'intéressé déjà passé 10 ans au centre pénitencier de cette juridiction, sous régime de la détention, il ne perd pas le bénéfice de son obtenu en juin dernier dans l'affaire principale relative aux de guerre et crimes contre l'humanité.

La conséquence majeure et immédiate de la condamnation « » du président du MLC (Mouvement de Libération du Congo) au niveau la CPI est son élimination définitive de la course à la suprême du pays. Cela étant, toute possibilité de remettre en cause décision de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) d'abord et de la Cour Constitutionnelle ensuite portant de sa candidature est exclue.

Même si dans le camp de son parti, on persiste à soutenir l' d'un nouvel appel contre la décision sus évoquée de la CPI, participation de Bemba à l'élection présidentielle du 23 2018. Car, les membres de ces deux institutions congolaises réconfortés dans leur conviction que ce candidat à la est frappé par deux conditions d'inéligibilité prévues à l'article de la Loi électorale.

En effet, selon le législateur congolais, sont inéligibles :

- « les personnes privées de leurs droits civils et politiques décision judiciaire irrévocable ;

- les personnes condamnées par un jugement irrévocable du chef viol, d'exploitation illégale des ressources naturelles, corruption, de détournement des deniers publics, d'assassinat, tortures, de banqueroute et les faillis ».

Du fait que son cas judiciaire a cessé d'être vierge, Jean-Pierre peut concourir à aucune élection dans le cadre du processus en cours, car privé des ses droits civils et politiques. Il également exclu de toute compétition électorale du fait de condamnation pour subornation de témoins, que le Code pénal assimile à la corruption, avec circonstance aggravante, selon verdict de la Cour Constitutionnelle intervenu le lundi 03 2018.

Politiquement « mort » pour cinq ans

A la lumière de la peine prononcée contre lui par la CPI hier, Jean-Pierre Bemba est politiquement « mort » pour au moins cinq ans, car ne pouvant jouir de ses droits civils et politiques dans espace de temps. Il reste à savoir s'il va donner des consignes vote, pour la présidentielle, en faveur du « candidat commun l'opposition » à la présidentielle, comme il l'a confié le week- dernier à plusieurs médias occidentaux.

S'il a les nerfs solides, comme il l'a démontré pendant ses dix de détention à La Haye, et les cadres et militants du MLC ( de Libération du Congo) continuent de croire en lui, il rebondir politiquement après 2023. Le grand défi qui l' désormais est celui du maintien de l'unité de son parti, miné par la désertion de nombreux cadres démotivés par sa absence du pays pour les uns, ou poussés à la porte de sortie par campagnes de diabolisation pour d'autres. C'est en période que cadres et militants du MLC vont subir un terrible test de à leur leader.

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