17 Septembre 2018

Cote d'Ivoire: Musique - L'autre Kajeem arrive

Revenu de sa tournée nationale, le rasta prévoit mêler des voix liturgiques à la sienne pour son concert, -premier d'un cycle nouveau- du 6 octobre prochain à l'Institut français.

Le 6 octobre prochain, Kajeem sera en concert live à l'Institut français. Ce concert de 18 titres dont 3 inédits, constitue un tournant dans la carrière de l'artiste qui change de cap, négocie une reconversion vers un ordre nouveau. Il s'agit pour l'artiste qui propose une esthétique nouvelle de retourner aux sources avec l'introduction d'une chorale chrétienne. « Je veux réconcilier les gens avec le reggae originel.

A La base il a une dimension spirituelle que respectent toujours les Nyahbingh (Ndlr : un genre roots fait de percu et de voix uniquement et produit d'une société secrète africaine). En introduisant cette chorale, je veux chasser l'idée qu'on se fait d'une musique païenne destinée aux drogués et aux désœuvrés. Le reggaeman déjà en 2007, rend hommage à ce genre sur son album Positif».

Kajeem envisage une collaboration pour son prochain album avec Sidonie la tigresse, Koudou Zebless et bien d'autres chanteurs traditionnels aux fins de renforcer ce rapport aux langues traditionnelles. « C'est ce qu'il y a de vrai. Nos langues sont l'âme de l'Afrique.

Chaque fois que les gens ont vibré vraiment pour une de mes chansons c'est qu'elle était en langues, en baoulé. Je reviens de Gagnoa bastion bété et le public m'a poussé à chanter 4 fois N'satalebo une chanson en baoulé. Et Bob Marley avait raison de dire que le reggae va supplanter les autres quand les Africains vont se l'approprier. Je crois en ce peuple. Et je crois à la théorie de la race supérieure. Mais s'il y en a une qui soit supérieure, c'est la race noire parce qu'aucun peuple dans le monde ne peut effectuer un voyage sur un bateau avec le mal de mer et arrive à destination bien portant »

A bien y comprendre, les 25 ans de carrière sanctionnée par l'album « Le gardien du feu », par une tournée dans 11 villes (Duékoué, Gagnoa, Dimbokro, Abengourou, Bouaflé, Lakota, Yamoussoukro etc) du 5 mai au 6 septembre, illustre la fin d'un cycle de vie artistique. Et l'autre vie se perçoit chez un Kajeem qui pour un rasta, est différent. On ne lui connait pas de frasques, de discours déroutants que motive l'accointance avec les politiques.

On ne lui connait pas une dépendance ni au chanvre, ni à quelque stupéfiant que ce soit. Désormais retiré à Jacqueville loin du tohu bohu de la capitale, il n'y vient que pour extrême nécessité en voiture que conduit par son chauffeur et donnant l'envie d'être rasta. C'est nouveau et ça peut faire bouger les lignes.

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