18 Septembre 2018

Burkina Faso: Présidence du MBDHP - Chrysogone Zougmoré reconduit

Le Mouvement burkinabè des droits de l'Homme et des peuples (MBDHP) a clôturé son 7e congrès statutaire, le samedi 15 septembre 2018, à Ouagadougou. A l'issue de 72 heures de travaux, les congressistes se sont engagés pour la dynamisation des structures de base de l'organisation et ont adopté une motion de condamnation des attaques terroristes perpétrées au Burkina Faso.

Face aux nouveaux défis en matière des droits de l'homme au niveau national, notamment sur le plan sécuritaire, le Mouvement burkinabè des droits de l'Homme et des peuples (MBDHP) invite ses militants à une mobilisation pour une meilleure protection des populations. C'est une décision qui découle du 7e congrès ordinaire du mouvement dont la clôture est intervenue, le samedi 15 septembre 2018, dans la capitale burkinabè. Après avoir passé à la loupe pendant 72 heures, la situation des droits de l'homme au Burkina Faso et la vie interne du MBDHP, les congressistes ont également pris une résolution pour la dynamisation des structures de base. Ainsi, les 140 délégués venus des 38 sections nationales et de celle de Côte d'Ivoire se sont engagés à approfondir leur vision et leurs pratiques liées aux défis du moment pour mieux accompagner les populations dans leurs luttes pour le changement.

Pour le président du MBDHP, Chrysogone Zougmoré, le déficit majeur actuel en matière des droits de l'homme se situe sur le plan sécuritaire. « Nous constatons aujourd'hui que l'ensemble du territoire national souffre de l'incapacité du pouvoir à faire face aux multiples attaques terroristes qui endeuillent nos villes et campagnes », a-t-il indiqué. A propos, M. Zougmoré a fait savoir qu'une motion a été adoptée par le congrès pour condamner ces attaques terroristes. Cette motion, a-t-il dit, apporte le soutien fraternel du Mouvement aux jeunes soldats qui luttent avec bravoure dans des conditions difficiles pour la protection des personnes et des biens. La motion, selon le président du MBDHP, lance aussi un appel aux militants du mouvement à aider les populations à mieux défendre leur droit à la sécurité.

Des messages de soutien

Au niveau des droits économiques et socio-culturels tels que l'éducation et la santé, le président de l'organisation de défense des droits de l'Homme a relevé que l'instance statutaire a constaté que les attentes de la société ne sont pas encore satisfaites. « Nous estimons que nos structures de base doivent se mobiliser pour accompagner les luttes que mènent les populations en ville comme en campagne pour faire valoir leur droit en tant que citoyen burkinabè », a-t-il soutenu. Outre les droits de l'Homme au niveau national, le congrès s'est intéressé à la situation internationale et africaine. Pour les congressistes, cette situation est marquée par l'approfondissement de la crise qui secoue le système capitaliste. Toute chose qui explique, selon eux, les multiples atteintes aux droits de l'homme. Lors du congrès, l'organe dirigeant du Mouvement a été renouvelé pour un mandat de quatre ans et Chrysogone Zougmoré a été reconduit comme président. Il doit veiller à la mise en œuvre des décisions du congrès. L'organe dirigeant du MBDHP a, par ailleurs, eu le soutien d'une dizaine d'organisations partenaires dont certaines d'entre elles ont livré un message à l'endroit des congressistes. Il s'agit notamment de l'Organisation démocratique de la jeunesse (ODJ), de l'Union d'action syndicale (UAS) et de l'Association burkinabè d'assistance et de secours populaire (ABASSEP).

1.Président : Chrysogone Zougmoré (juriste)

2.Secrétaire général : Aly Sanou (juriste)

3.Secrétaire général adjoint : Regawoyi Christoph Bado (juriste)

4.Trésorière générale : Mme Balboné/Nikiema Fleur (économiste)

5.Trésorier général adjoint : Aviala Adama Somé (professeur des lycées)

6.Secrétaire général aux relations extérieures : Nébila Bationo (professeur des lycées)

7.Secrétaire général adjoint aux relations extérieures : Franck Garané (médecin)

8.Secrétaire à l'information : Abdoulaye Balboné (journaliste)

9.Secrétaire adjointe à l'information : Mme Zon/Coulibaly Bertille (journaliste)

10. Secrétaire à l'organisation : Lamine Ouattara (professeur des lycées)

11. Secrétaire adjoint à l'organisation : Ulrich Marie Donald Bado (économiste)

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