19 Septembre 2018

Madagascar: Economie bleue - Inquiétude des petits pêcheurs face à l'entrée en force des Chinois

Les petits pêcheurs se sentent menacés par le nouvel accord signé par l'AMDP en Chine, pour l'exploitation de nos ressources marines par les étrangers.

Les investissements étrangers affichent une hausse continue. De leur côté, les opérateurs économiques locaux annoncent qu'ils se sentent menacés par l'arrivée massive des opérateurs étrangers, qui gagnent beaucoup mais cela rapporte peu à l'économie malgache.

10.000 emplois directs à Madagascar ! C'est ce que prévoit l'AMDP (Agence Malagasy de Développement Economique et de Promotion des Entreprises), en signant un accord cadre avec le consortium « Taihe Century Investments Developments Co. Ltd ». En effet, cet accord représente un investissement total de 2,7 milliards USD, soit environ 8640 milliards Ariary sur 10 ans. Annoncé le 6 septembre dernier, cette nouvelle a suscité la réaction des petits pêcheurs. « De nouveaux emplois seront peut-être créés, mais d'autres seront également menacés.

Cet accord signé à Pékin en Chine indique une création de plusieurs sociétés étrangères. La première société prévoit de mobiliser une flotte de 330 navires. Actuellement seulement 40 à 60 navires de pêche parcourent les côtes de la Grande Ile et les petits pêcheurs sont déjà lésés. Avec 330 navires de plus, le secteur d'activité de ces paysans malgaches est condamné à l'extinction. On se demande si nos dirigeants condamnent le peuple 'malagasy' à devenir de petits employés des firmes étrangères. Pourquoi donner aux étrangers le reste nos ressources marines, alors que ces richesses se font déjà de plus en plus rares ? Nous savons que les vrais motifs de ce genre de décision ne sont jamais très clairs », nous a confié un représentant de pêcheurs du littoral opérant sur le littoral Est.

Zones réservées. Plusieurs années avant la signature de ce fameux accord cadre pour le développement de l'économie bleue, les organisations de petits pêcheurs ont déjà évoqué la nécessité de zones réservées, avec la délimitation précise séparant les sites réservés aux grands bateaux de pêches - appartenant généralement à des opérateurs étrangers - et aux petits pêcheurs « malagasy ». Ce sujet a d'ailleurs été remis sur le tapis, lors du dernier forum du réseau MIHARY, composé de 23 ONG œuvrant pour la protection l'amélioration des conditions de travail et l'intérêt des petits pêcheurs « malagasy ». Selon les spécialistes, cette séparation est impossible pour certaines filières comme celle des crevettes. En attendant les décisions concernant les autres produits de la mer, les petits pêcheurs expriment leur crainte, aussi bien en termes de productivité de leurs activités, qu'en termes de sécurité dans leur métier, avec la multiplication des grands bateaux sur les zones marines de Madagascar.

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