20 Septembre 2018

Togo: Une association de protection des femmes réclame justice et sanction contre le coupable.

"C'est avec consternation et indignation que nous avons suivi ces derniers jours sur les réseaux sociaux une vidéo exposant une jeune fille en état de détresse et de désolation avec un homme dont la voix audible serait reconnue et identifiée. Ce dernier exhibant dans cette image la nudité de la jeune fille avec une rare agressivité et violence s'est consciencieusement réjoui de sa barbarie.

Aussi, l'état de vulnérabilité de la victime à travers la contrainte et la menace subie, prouve-t-il suffisamment son non consentement et désaccord à l'acte posé par la mise en cause. Cet acte qualifié de viol est un flagrant délit puni par le code pénal dans ses articles 211 à 216 selon la gravité des faits", ainsi réagissait depuis mardi dernier le MMLK (Mouvement Martin Luther King), qui appelait pour l'occasion, " à une mobilisation des organisations de défense des droits de l'Homme, des femmes et de tout le peuple Togolais afin que le coupable soit identifié, poursuivi et traduit devant les instances judiciaires conformément à la loi".

On peut dire que l'AGPEF-Togo (Alliance Globale pour la Protection de l'Enfant et de la Femme) vient de lui emboiter le pas. Cette Alliance coordonnée par Laure Amoussou-Amana, consternée, par un communiqué vient lancer "un appel à mobilisation contre le viol de Farida et demande que Justice soit faite !".

D'après l'AGPEF Togo, "à la lecture de la déclaration sur l'élimination de la violence à l'égard des femmes adoptée en 1993, la violence s'entend comme englobant, sans y être limité entre autres comme : « ... violence physique, sexuelle et psychologique exercée au sein de la famille y compris les coups, les sévices sexuels infligés aux enfants de sexe féminin au foyer... .y compris le viol, le harcèlement sexuel et l'intimidation au travail, dans les établissements d'enseignement et ailleurs, le proxénétisme et la prostitution forcée... ». Cet acte qualifié aussi de viol dans le code pénal togolais selon les articles 211 à 216 selon la gravité des faits est punie par la loi".

Elle en appelle à toutes les organisations de défense des droits de l'Homme, et spécifiquement de la protection de la femme "à se mobiliser afin que justice soit faite et que le coupable soit identifié et puni conformément à la loi".

Dans la foulée, "l'AGPEF Togo invite les femmes de manière générale, et les jeunes filles en particulier, à faire preuve de vigilance dans toute situation afin que leur dignité soit préservée".

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