21 Septembre 2018

Mauritanie: Des membres du Gouvernement commentent les résultats du Conseil des Ministres

Des membres du Gouvernement ont commenté, jeudi après-midi à Nouakchott, les résultats du Conseil des Ministres, réuni plutôt dans la matinée, lors d'une conférence de presse conjointe.

Il s'agit des Ministres de la Culture, de l'Artisanat et des Relations avec le Parlement, porte-parole du Gouvernement, de l'Economie et des Finances et de l'Environnement et du Développement Durable.

Intervenant en premier lieu, le Ministre de la Culture, de l'Artisanat et des Relations avec le Parlement, porte-parole du Gouvernement, Dr. Mohamed Lemine Ould Cheikh, a précisé que le Conseil des Ministres a examiné et adopté un certain nombre de projets de loi, de décrets et de communications dont un projet de loi relative au commerce illicite des espèces de Faune et de Flore Sauvage menacées d'extinction et un projet de décret portant ouverture de crédits d'Avance au titre du Budget de l'Etat de l'année 2018.

Répondant à une question relative aux recours déposés par des partis politiques au Conseil Constitutionnel, le ministre a félicité le peuple mauritanien pour ces élections qui se sont déroulées dans l'ordre et la discipline.

Il a ajouté que le Conseil Constitutionnel est actuellement en phase de réception et d'examen des recours et qu'il validera, par la suite, les résultats de ces scrutins.

Au sujet de la visite du ministre mauritanien des Affaires Etrangères au Maroc, le porte-parole du Gouvernement a précisé que les deux pays entretiennent des relations fraternelles et amicales qui sont susceptibles d'être renforcées davantage, réitérant que la visite du ministre va dans le sens du raffermissement de celles-ci.

En réponse à une question portant à la possibilité d'activer la loi stipulant la dissolution des partis politiques qui n'ont pas obtenu 1%, lors des dernières élections, Dr. Mohamed Lemine Ould Cheikh, a précisé que cette loi, si elle existe, elle va être appliquée, sauf en cas d'existence de raisons pertinentes qui l'empêcheront. Le cas contraire les lois seront systématiquement appliquées.

Lui succédant, le Ministre de l'Environnement et du Développement Durable, M. Amedi Camara, a précisé que le projet de loi relative au commerce illicite des espèces de Faune et de Flore Sauvage menacées d'extinction est le fruit d'un dialogue engagé en 1973 à Washington, au terme duquel la communauté internationale a décidé de mettre en œuvre une convention internationale régissant ledit commerce.

Cette convention, a-t-il dit, est motivée par le souci d'assurer la protection et la conservation des des espèces de flore et de faune sauvages, menacées d'extinction.

Il a ajouté que la Mauritanie a signé en 1998 cette convention, mise en vigueur le premier juillet 1975, après sa signature par 183 pays.

Ce projet de loi illustre la volonté de l'Etat mauritanien de combattre le commerce illicite des espèces de Faune et de Flore Sauvage menacées d'extinction afin de préserver le milieu naturel et d'empêcher la disparition de ces espèces. Une fois adoptée par le parlement, la loi va permettre de renforcer le rôle des aires protégées dans notre pays comme le Banc d'Arguin et le Parc de Diawling", a conclu le Ministre de l'Environnement et du Développement Durable.

Pour sa part, le Ministre de l'Economie et des Finances, M. Moctar Ould Diay, a commenté le projet de décret portant approbation d'une convention d'établissement entre la République Islamique de Mauritanie, représentée par les ministères du commerce, de l'industrie et du tourisme et délégué chargé du budget et la Société PHARM VILLE-SARL.

Il a expliqué que la Société Pharm- Ville- Sarl procèdera à l'implantation d'un complexe comprenant des minoteries, des silos de stockage de grains ainsi qu'une ligne de production de couscous et de pâtes alimentaires pour un coût global initial de cinq cent soixante-dix millions d'Ouguiyas MRU, soit environ seize millions de dollars USD.

Au sujet des retombées du projet, le ministre a souligné qu'il aura également d'importantes retombées économiques et sociales, à travers la création de 650 emplois dont 150 emplois directs et la réduction du déficit du pays en pâtes alimentaires.

Il a également annoncé l'approbation d'une convention d'établissement entre le gouvernement de la République Islamique de Mauritanie et un autre investisseur qui va procéder à la réalisation d'une unité de production de fer à béton dans la zone industrielle à Nouakchott pour un investissement global d'un milliard sept cent quatre-vingt millions d'Ouguiyas MRU, soit cinquante millions USD.

Le ministre a ajouté que le projet devra créer 290 emplois nouveaux dont 60 emplois directs et contribuera à la satisfaction des besoins des projets d'infrastructures et à l'amélioration des conditions de vie des populations.

S'agissant du projet de décret portant ouverture de Crédits d'Avance au titre du Budget de l'Etat de l'année 2018, le ministre a précisé qu'en cas d'existence de conditions économiques influant sur les ressources et dépenses de l'Etat qui étaient prévisibles par la loi organique organisant les lois des finances autorise le gouvernement à procéder par décret à l'ouverture de crédits d'avance et que le décret sera présenté lors de la prochaine session budgétaire.

Il a ajouté que des évènements influant sur les prévisions contenues dans le projet de loi des finances initiale 2018 et qu'ils sont à l'origine de ces crédits d'avance sur le budget de l'Etat pour 2018.

"Parmi ces évènements figurent la hausse des prix des hydrocarbures à l'échelle internationale, car le budget de 2018 tablait sur le prix de 54 dollars le baril, alors qu'il est vendu actuellement à 74 dollars, en plus du changement intervenu, il y'a deux mois, au niveau de la structure du gouvernement et qui a vu la suppression de certains ministères et la fusion d'autres, en plus de la légère augmentation consacrée à l'organisation des élections", ajoute le ministre.

Abordant la situation économique sur la base des indicateurs disponibles au premiers mois de 2018 et l'état d'exécution du budget de 2018, le ministre a précisé que la croissance économique mondiale connaitra une légère augmentation par rapport à celle de 2017, soit un taux de 3,9% en 2018 au lieu de 3,8 en 2017.

Il a ajouté que le taux de croissance peut atteindre 4% en 2018 si la situation reste inchangée au cours des prochains mois de l'année, en comparaison avec la situation dans les premiers mois de la même année et que PIB, hors secteur du pétrole sera de 5,8% et que le taux de la croissance sans le secteur du pétrole et des mines sera de 6,8% .

Parlant du secteur de la culture irriguée du riz, le ministre a indiqué que les superficies cultivées ont atteint 17975 hectares en 2017 et qu'elles ont atteint en 2018 environ 27111 hectares et que la production a passé de 119 mille tonnes à 180 mille tonnes, tandis qu'au niveau du secteur des pêches, les quantités exportées dans les 6 premiers mois de 2018 ont dépassé celles exportées dans la même période de 2017 de 8,8% soit une augmentation de 20,8% des ressources obtenues des ventes de la même période de l'année d'avant.

"Les ressources du budget de l'Etat étaient aux premiers mois de 2017 de l'ordre de 23,93 milliards MRU et ont atteint au cours de la même période de 2018 le seuil de 27,96 milliards MRU, soit 4 milliards de plus et que les dépenses étaient de 23,89 milliards MRU en 2017 et ont atteint 23,57 milliards MRU en 2018, soit une légère baisse", a conclu le Ministre de l'Economie et des Finances.

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