21 Septembre 2018

Cote d'Ivoire: Préfecture de police d'Abidjan - Justin Koua entendu pour « atteinte à la sûreté de l'Etat et offense au Chef de l'Etat »

Interpellé le jeudi 20 septembre 2018, Justin Koua, un leader de la jeunesse proche d'Aboudramane Sangaré, a été entendu à la préfecture de police d'Abidjan. Assisté par Maître Dadjé Rodrigue, ce dernier a annoncé la mise en liberté de son client, ce vendredi 21 septembre 2018.

«Justin Koua a été interpellé hier par le CCDO devant sa porte et conduit à la Préfecture de police où il a été entendu en ma présence pour atteinte à la sûreté de l'Etat et offense au Chef de l'Etat relativement à son discours pendant le meeting de la JEDS. Il est resté à la Préfecture de Police hier nuit et vient d'être libéré aujourd'hui », écrit l'avocat sur les réseaux sociaux. Avant d'ajouter qu'il est soulagé et que la Côte d'Ivoire a « besoin d'un vrai jeu démocratique qui doit se mettre en place dans le respect des uns et des autres.»

Un extrait du discours tenu par M. Koua lors du meeting de l'Eds : « Dramane sera dépassé par les événements qui arrivent s'il n'appelle pas le FPI au dialogue. Nous allons faire porter à Dramane ses habits de deuil s'il ne les appelle pas pour la refonte de la CEI. Et nous allons le conduire à sa dernière demeure. C'est son caleçon qui est gros sinon y a rien dedans (... ) Ma bouche annonce la paix et je suis en train d'annoncer la paix, mais Koné Boubakar si Dramane Ouattara nous invite au combat, nous allons combattre et nous irons à l'affrontement. Si Dramane nous invite au désordre, nous irons au désordre. S'il nous invite au chaos nous irons au chaos. La plaisanterie a trop duré. Je lui donne ma parole et le peuple de Côte d'Ivoire va se donner en sacrifice pour que la démocratie revienne dans notre pays. »

Ces propos avaient même suscité la désapprobation des proches du Chef de l'Etat, Alassane Ouattara. Mercredi 19 septembre à une rencontre des ressortissants de la région de la Bagoué, dans le cadre des préparatifs des élections locales, le ministre Bruno Koné a trouvé indécent, inadmissible ces propos de Justin Koua. Et appeler au bon ton des acteurs politiques ivoiriens. « Pour qui connaît le Président Alassane Ouattara, on ne peut pas l'effrayer pour si peu », a-t-il dit.

La secrétaire générale du Rassemblement des républicains (Rdr) Kandia Kamissoko Camara en réaction a affirmé : « Nous ne voulons pas que la Côte d'Ivoire retombe dans ce qu'elle a connu, à savoir les différentes crises, au nom de ces mêmes personnes. Pour l'heure, préparons les élections locales en leur donnant une bonne leçon le 13 octobre 2018 ».

Poursuivant, elle a lancé une mise en garde: «Que ceux qui s'agitent continuent. Ils nous trouverons sur leur chemin. Ce n'est pas par faiblesse que le Chef de l'Etat a pris l'ordonnance d'amnistie mais au nom de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale».

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