21 Septembre 2018

Cote d'Ivoire: Sidi Touré - « Le RHDP a donné à la Côte d'Ivoire des années de stabilité et de développement »

interview

Le Porte-parole du gouvernement, Sidi Touré (ministre de la Communication et des Médias) se prononce sur l'actualité sociale et politique.

Le Président de la République, lors de son adresse à la nation le 6 août, a promis la réforme de la Commission électorale indépendante en 2020. Depuis lors, l'opposition exige qu'elle se fasse maintenant. Quel regard portez-vous sur ce sujet ?

J'aimerais juste faire observer, en faisant un rappel historique, que cette Cei est la plus inclusive que nous n'ayons jamais obtenue. Parce que dans sa composition, après la crise post-électorale, tous les différents acteurs, après moult discussions, ont pu trouver leur place au sein de cette Commission électorale indépendante qui, d'ailleurs, a organisé avec succès, toutes les élections depuis 2015. Cette Commission électorale a même reçu le satisfecit de la communauté nationale et qu'internationale à travers les différents observateurs. Mais la question de sa révision ayant été posée par une institution panafricaine, en l'occurrence la Cour africaine des droits de l'homme, la Côte d'Ivoire étant partie prenante de cette cour, il était de bon droit que l'état regarde les initiatives qui peuvent être prises pour répondre à cette requête.

C'est dans cet esprit que le Chef de l'état, nonobstant le fait que cette Cei a à sa tête le Pdci-rda, à travers son président et un vice-président Fpi, grâce à une ordonnance exceptionnelle du Chef de l'état, a instruit le gouvernement à l'effet d'analyser, pour les élections de 2020, la composition de la Cei centrale. Quant au débat sur l'intérêt qu'il y a à faire cette réforme avant les élections municipales et régionales d'octobre, je pense qu'il est sans objet.

Dans la mesure où, comme l'a si bien signifié le premier ministre lors de sa récente conférence de presse, ce sont des élections locales et la proclamation des résultats se fait par les commissions locales. Et leur composition est équilibrée avec 4 personnes de la majorité, 4 personnes de l'opposition et une présidence assurée par un fonctionnaire. Parfois même, c'est un vote au sein de la commission qui désigne le président en dehors du préfet, pour assurer la présidence de cette commission. Après donc les élections locales, comme l'a dit le premier ministre, les discussions vont s'ouvrir et à partir de ce moment, toute personne susceptible d'apporter une contribution dans l'amélioration du dispositif, sera prise en compte.

Le Président de la République, lors de son adresse à la nation le 6 août, a promis la réforme de la Commission électorale indépendante en 2020. Depuis lors, l'opposition exige qu'elle se fasse maintenant. Quel regard portez-vous sur ce sujet ?

J'aimerais juste faire observer, en faisant un rappel historique, que cette Cei est la plus inclusive que nous n'ayons jamais obtenue. Parce que dans sa composition, après la crise post-électorale, tous les différents acteurs, après moult discussions, ont pu trouver leur place au sein de cette Commission électorale indépendante qui, d'ailleurs, a organisé avec succès, toutes les élections depuis 2015. Cette Commission électorale a même reçu le satisfecit de la communauté nationale et qu'internationale à travers les différents observateurs. Mais la question de sa révision ayant été posée par une institution panafricaine, en l'occurrence la Cour africaine des droits de l'homme, la Côte d'Ivoire étant partie prenante de cette cour, il était de bon droit que l'état regarde les initiatives qui peuvent être prises pour répondre à cette requête.

C'est dans cet esprit que le Chef de l'état, nonobstant le fait que cette Cei a à sa tête le Pdci-rda, à travers son président et un vice-président Fpi, grâce à une ordonnance exceptionnelle du Chef de l'état, a instruit le gouvernement à l'effet d'analyser, pour les élections de 2020, la composition de la Cei centrale. Quant au débat sur l'intérêt qu'il y a à faire cette réforme avant les élections municipales et régionales d'octobre, je pense qu'il est sans objet. Dans la mesure où, comme l'a si bien signifié le premier ministre lors de sa récente conférence de presse, ce sont des élections locales et la proclamation des résultats se fait par les commissions locales. Et leur composition est équilibrée avec 4 personnes de la majorité, 4 personnes de l'opposition et une présidence assurée par un fonctionnaire.

Parfois même, c'est un vote au sein de la commission qui désigne le président en dehors du préfet, pour assurer la présidence de cette commission. Après donc les élections locales, comme l'a dit le premier ministre, les discussions vont s'ouvrir et à partir de ce moment, toute personne susceptible d'apporter une contribution dans l'amélioration du dispositif, sera prise en compte.

Des voix dans l'opposition s'élèvent de plus en plus pour appeler au boycott des élections locales. Peut-on raisonnablement s'en inquiéter aujourd'hui ?

Une élection est toujours sécurisée par les instruments en la matière. Je pense que la liberté de participer ou pas à une élection est une liberté propre à chacun et à chaque organisation. Mais, je n'ose penser qu'ils iraient dans le sens de l'empêchement. Ce serait enfreindre la liberté des autres. Ils peuvent donc participer ou pas. Mais les autres iront accomplir leur devoir de citoyen dans la sécurité et la tranquillité. Et l'état jouera son rôle, en assurant la sécurité des citoyens qui iront exprimer leur choix à travers le vote. Je reste convaincu que chacun sera mature dans sa position pour ne pas nous entraîner dans les dérives passées.

Le Pdci-Rda estime qu'il y a confusion à la Cei parce que le logo du Pdci a été gardé dans celui du Rhdp. Quelle analyse faites-vous de cette situation ?

Nous attendons tout simplement l'arbitrage de la Cei qui est l'organe le mieux habilité à trancher la question. en tant que gouvernement, nous n'avons pas de position partisane à prendre sur le sujet. C'est une question politique qui relève de la Commission électorale indépendante. elle sait apprécier les différents signes et les référents des différents signes par rapport à différentes organisations.

On constate que ces crises sont survenues après le retrait du Pdci-Rda du Rhdp. Est-ce vraiment une obligation pour toute organisation d'appartenir au Rhdp et de soutenir les actions du gouvernement ?

Permettez-moi de poser la question autrement. Voulez-vous la paix ou voulez-vous la guerre ? C'est cela la question de fond. Depuis l'arrivé au pouvoir du président Alassane Ouattara, les acquis du Rhdp, c'est presqu'une décennie de paix, de sécurité et de croissance économique. Je peux donc comprendre l'obstination des partisans du Rhdp, parce qu'ils ont connu ce que la division a apporté à la Côte d'Ivoire comme crises et meurtrissures dans nos cœurs et chairs. Il fallait donc s'orienter différemment. Et c'est ce que, fort heureusement, le président Ouattara et Bédié ont compris alors. Ils en ont fait leur cheval de bataille. Sur la route, il a pu certainement y avoir des incompréhensions, mais le but ultime demeure : construire la Côte d'Ivoire dans la paix et le rassemblement. Et là encore, je voudrais faire un rappel historique et dire que la même démarche avait été entreprise par feu le président Houphouët-Boigny quand il s'est agi, à la sortie des indépendances, de réunir toutes les sensibilités de ce qu'était le Pdci-rda. Cela a permis à la Côte d'Ivoire de connaître des années de stabilité et de développement. C'est la même démarche qui a été initiée avec le Rhdp. C'est ce qui justifie cette obstination pour la paix. et cette paix est représentée au sein du Rhdp où l'on retrouve toutes les sensibilités. Quand on est au Rhdp, on ne peut pas dire qu'on est Bété, Baoulé ou Dioula. Or malheureusement, nos partis politiques sont segmentés d'un point de vue ethnique. Il faut donc que les uns et les autres comprennent l'intérêt de la démarche Rhdp qui est la paix. Et il n'y a pas de prix à cela.

Finalement, vous vous réclamez tous des idéaux de feu Félix Houphouët-Boigny. Alors, on comprend difficilement le retrait du Pdci qui est la création du père fondateur.

Il faut déjà retenir que toute démarche inverse vers la division n'est que recul vers la guerre que nous avons connue par le passé. Nous ne pouvons aller que vers l'union. L'avenir, c'est le Rhdp et c'est fort dommage que les uns et les autres restent dans une position isolationniste. Mais j'ai foi que la raison va primer. Le message, il est clair: la place du Pdci-rda est au sein du Rhdp. Nous les attendons les bras ouverts.

Ne pensez-vous pas monsieur le ministre que c'est l'alternance de 2020 qui engendre tous ses remous et cette division ?

Les termes du contrat avec le Pdci, si on peut l'exprimer ainsi, ont été clairs dès le début. Soyons un et unifié et au sein de cet ensemble, le meilleur sera désigné pour l'alternance à travers des primaires qui seront organisées en interne. Ce meilleur peut donc être du Pdci, du Rdr ou tout autre parti membre du Rhdp. Il faut donc ramener ce principe dans l'ensemble Rhdp.

Dans cette phase de crise entre le Rhdp et le Pdci-Rda, certains parlent de pression sur ceux qui sont anti-Rhdp.

Il n'y a absolument pas eu de pression sur qui que ce soit. La démarche est participative et inclusive. Le train est en marche, celui qui veut le prendre monte à bord. Nous faisons de la sensibilisation afin que tous soient à bord. Ceux qui veulent prendre le temps de la réflexion en ont la possibilité. D'ailleurs, l'équipe gouvernementale, malgré les choix spécifiques des uns et des autres pour ces élections locales, reste unie sur le projet Rhdp. Chacun adhère à la philosophie à son rythme. Le rythme du Pdci-rda est, certes, lent aujourd'hui mais, il nous rattrapera dans la démarche.

Certains avancent également, comme exemples de pression, les procédures judiciaires enclenchées, ces derniers temps, contre des personnalités présentées comme étant des anti-Rhdp.

Nul n'est au-dessus de la loi. C'est un principe de base et d'équité. Ce n'est pas une affaire d'appartenance à un parti politique. Quand on commet un acte délictueux, on doit répondre de son acte devant les juridictions compétentes. C'est malheureusement le cas du maire du Plateau. Il n'y a aucune velléité de règlement de compte. Et ce sera le cas pour d'autres hauts cadres de l'administration qui auront commis des délits. Les enquêtes sont en cours, il n'y a ni privilège, ni immunité en la matière et ils viennent de tous les partis politiques et même de la société civile.

À présent, monsieur le ministre, nous allons aborder le volet social avec la Couverture maladie universelle. Le constat général qui se dégage est qu'on est toujours au stade de l'enrôlement. Quelle est la stratégie du gouvernement pour booster ce programme qui viendra soulager les populations les moins nantis.

La stratégie est unique. Celle de faire bénéficier aux économiquement faibles mais surtout à la plus grande masse des populations ivoiriennes un accompagnement social pour leur santé. Dans la mise en œuvre, il fallait passer par des phases pilotes. C'est ce qui a justifié que la cible estudiantine soit la première qui passe dans ce dispositif et aujourd'hui nous avons plus d'un million étudiants enrôlés et dès l'année 2019 nous passerons à une phase beaucoup plus élargie qui adressera les autres groupes constitués en l'occurrence les fonctionnaires, les planteurs, les populations les plus fragiles mais aussi les populations qui ont une certaine situation mais qui sont organisées. Tout ça, en termes de contribution pour la communauté. Il y a certes eu un ralentissement mais c'est plus pour affiner la partie opérationnelle qui a commencé avec les étudiants.

Pensez-vous que le plateau technique médical pourra faire face aux attentes des populations ?

C'est effectivement une préoccupation que nous prenons en compte. Souvenez-vous qu'après la crise post-électorale, la Couverture maladie universelle avait été expérimentée quand il s'est agi de la prise en charge des personnes vulnérables du fait de la crise. En plus des Ivoiriens, nous avons même connu un afflux des populations de la sous-région dans nos dispositifs sanitaires. C'est tout cela qu'il a fallu stabiliser pour affûter le modèle économique, de sorte que nous ne soyons pas déficitaires dans l'offre médical. Trente-cinq mille ménages bénéficient de la pension de 35 mille F Cfa par trimestre. On pourrait dire que le montant est un peu faible au regard du taux élevé des familles défavorisées Le Premier ministre a donné la perspective. À moyen terme, on passera à plus de 100 mille ménages. Et ainsi de suite, par grappes consécutives, on augmentera le nombre de bénéficiaires. Vous pouvez trouver cela insignifiant mais pour beaucoup de personnes ce n'est pas négligeable. En plus, pour un gouvernement qui est supposé être libéral, avoir un programme social très prononcé est à saluer. C'est un effort de solidarité et tout acte allant dans ce sens est bon à prendre d'autant plus que c'est au profit des populations qui n'espéraient pas tant de l'État à ce niveau.

Y a-t-il eu un suivi pour évaluer l'impact de ce filet social sur la condition sociale des bénéficiaires ?

C'est un monitoring permanent. En campagne, certaines familles n'ont que leur production de champ pour vivre. Étaler donc les 35 mille F Cfa sur le trimestre change la donne de leur condition sociale. Cette pension devient une ressource complémentaire sur leurs revenus de production. Cela impact positivement sur leur condition sociale et ce n'est pas négligeable. Si l'État a la capacité d'augmenter cette ressource mise à disposition, ce serait encore un signe de son engagement social.

Sur l'indemnisation des délocalisés des sites à risque, il a la question de la fraude qui se pose parce que entre-temps, les personnes concernées et recensées ont déménagées des lieux et de nouvelles personnes non recensées se sont installées. Que compte faire l'État afin que les vraies ayants droits soient effectivement indemnisés ?

Cette opération n'est pas nouvelle en la matière. Quand il s'est agi de faire le troisième pont ou encore du barrage de Soubré et bien d'autres déménagements, l'opération a été lancée. Il va s'en dire que l'État ne fait rien à la légère. L'opération obéît à une méthodologie claire. L'État à travers les différents acteurs sait identifier les fraudeurs et sait prendre les précautions pour préserver l'intérêt de la communauté. À titre d'exemple nous avons le cas d'Adjamé village. Des études ont montré qu'il y a 68 bâtisses qui sont concernées. L'État connait donc qui sont les propriétaires ou les locataires. Et donc le processus a démarré pour leur indemnisation. Il ne faut donc pas s'affoler outre mesure. Tout sera fait à son temps avec les personnes idoines.

On parle aussi de la gratuité de l'école qui selon certains parents n'est pas effectif à causes de frais dits annexes, notamment Cogès, infirmerie privée, inscription en ligne et bien d'autres qui finalement font souffrir financièrement les parents.

Déjà, il faut savoir que l'école est gratuite au niveau primaire. C'est connu et cela a été annoncé. C'est au niveau du secondaire qu'il y a des frais à payer, notamment l'inscription en ligne qui s'élève à six mille francs Cfa institué par le ministère de l'éducation nationale. D'ailleurs on peut trouver la structure du coût où mille francs Cfa est réservé pour l'établissement de la carte scolaire. Pour les cinq mille restants, il y a des modalités de répartition sur des poches d'entretien et de services à l'établissement. Complémentairement à cela, il y a l'inscription physique qui demeure obligatoire. Il se trouve également qu'il y a des initiatives qui sont prises par des parents d'élèves et non l'État, à l'effet d'assurer un minimum de confort à leurs enfants. Certains parleront de la construction de latrines, de cantines et bien d'autres commodités selon le lieu de localisation de l'établissement. C'est ce qui fait d'ailleurs varier les différents frais annexes plus ou moins élevé. Le ministère de l'éducation a pris la pleine mesure de la situation et a envisagé dorénavant une sorte d'assemblée annuelle qui réunirait les parents d'élèves de sorte à stabiliser et à freiner cette tendance à l'inflation sur ces frais annexes qui crée souvent des perturbations inutiles dans l'écosystème éducatif. Il faut donc juste relever encore une fois que ces frais annexes relèvent de la communauté des parents d'élèves qui connaissent mieux les besoins de leurs enfants. Mais ils seront désormais encadrés par l'État dans cette assemblée annuelle de consultation.

Il se pose également le problème des élèves affectés dans les établissements privés qui payent des inscriptions plus élevées que ceux affectés dans les établissements publics.

Pour ce qui relève des établissements publics, les taux sont connus. S'il y a une affectation dans le privé, les taux n'évoluent pas plus que ce qui est règlementaire et pratiqué dans le public. Il n'y a donc pas de frais supplémentaires à payer.

Au niveau de la croissance, on est encore au niveau où les populations ne perçoivent pas encore ses effets. On parle même de croissance appauvrissante. Avez-vous la même perception de cette croissance ?

Vous parlez Là de perception. Je vous donne un exemple. Pour rallier aujourd'hui Treichville, pour ceux qui sont à Cocody et qui utilisent le troisième pont, ils n'ont plus le stress du parcours qu'ils faisaient avant. Et pour ceux qui sont véhiculés, ils gagnent sur le coût du carburant par rapport au fait qu'ils ont plusieurs opportunités de déplacement. Il faut aussi intégrer le fait qu'il y a eu des améliorations au niveau de la circulation à Abidjan. Ce qui a pour avantage de préserver nos véhicules plus longtemps. Ce sont là quelques effets de ce taux de croissance de 8% que connaît la Côte d'Ivoire. Il ne faut pas voir le taux de croissance comme un gâteau mis à disposition pour le partage. Ce sont les réalisations qui nous permettent d'atteindre ce taux de 8% converti dans la lecture économique. Ce sont les réalisations qui permettent, en effet, d'améliorer nos vies, d'avoir le plus de confort possible, moins de souffrances et de créer cette classe moyenne qui existe aujourd'hui en Côte d'Ivoire. N'empêche, le gouvernement, prenant en considération cette perception, a décidé de s'engager dans une profonde politique sociale afin que cette croissance soit beaucoup plus perceptible par les populations. C'est d'ailleurs pourquoi le Président de la République a demandé au gouvernement de proposer des programmes sociaux beaucoup plus accentués. Des initiatives seront donc développées de façon spécifique pour accentuer le volet social pour que la perception soit beaucoup plus meilleure.

Quels sont les grands projets que le gouvernement entend mettre en place pour améliorer davantage les conditions de vie des populations ?

Je voudrais, avant tout, relever que cela part d'une démarche. Dès 2011, nous avons dessiné le cadre macroéconomique de l'action du gouvernement à travers le Plan national de développement (Pnd). Ceci a permis de développer le Pnd 20112015. En 2016, l'initiative a été renouvelée pour 2016-2020. Juste à titre de rappel, ce Pnd avait pour ambition d'adresser différents axes stratégiques dont le renforcement de la qualité des institutions et de la gouvernance, l'accélération du capital humain, du bien-être social, de la transformation structurelle de l'économie, l'industrialisation, le développement des infrastructures et enfin le renforcement de l'intégration régionale. Chaque ministère s'approprie donc un segment de cette vision. Et c'est ce qui a permis, par exemple, la réalisation de nombreux projets dans différents secteurs d'activité. Et là, force est de reconnaître que beaucoup a été fait et en si peu de temps. Nous pensons qu'il faut aller encore plus loin. C'est ce qui justifie cet engagement du gouvernement dans l'atteinte des objectifs fixés par le Chef de l'État.

Sur la question de l'amnistie, certains observateurs estiment que les discours des amnistiés font courir le risque d'une nouvelle crise. Êtes-vous d'avis avec eux ?

Sur ce sujet, le message du Premier ministre a été suffisamment poignant. En ce sens qu'il a appelé toutes les tendances, tous les acteurs politiques à se focaliser sur l'essentiel : le bien-être des Ivoiriens. Il faut porter la critique qui puisse faire avancer la Côte d'Ivoire. Le gouvernement est disponible à prendre en compte toutes les préoccupations. L'acte d'amnistie posé par le Chef de l'État est une grande ouverture pour la réconciliation nationale. Cette opportunité ne devrait donc pas être galvaudée. Elle doit plutôt être utilisée comme point d'encrage pour nous projeter ensemble pour l'avancée de la Côte d'Ivoire.

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