22 Septembre 2018

Cote d'Ivoire: Plan de restructuration de Fraternité Matin - Les recommandations du Conseil national du dialogue social

L'institution d'utilité publique a tenu, du 18 au 19 septembre, au siège du Patronat au Plateau, une session extraordinaire.

Le Conseil national du dialogue social (Cnds) s'est réuni, les 18 et 19 septembre, à la Maison de l'entreprise, en session extraordinaire au cours de laquelle plusieurs points ont été abordés. Notamment le plan de restructuration de la Société nouvelle de presse et d'édition de Côte d'Ivoire (Snpeci), société éditrice de Fraternité Matin dont la mise en œuvre s'étend sur la période 2017-2020.

En effet, au dire du secrétaire exécutif du Cnds, Emmanuel Soro, qui a lu le communiqué final, le Cnds recommande la mise en place d'un Cadre de concertation tripartite entre l'employeur, les travailleurs et le gouvernement qui devra présider ce Cadre.

Le Cnds suggère aussi que ce Cadre de concertation connaisse, d'une part, la gestion de la mesure de départ négocié et, d'autre part, celle portant sur le licenciement collectif pour motif économique. Le Cnds qui souhaite participer à ce Cadre de concertation recommande à l'employeur de verser au Cadre toutes les informations portant sur ces deux procédures pour en faciliter la gestion. « Il y avait urgence à agir pour le cas de Fraternité Matin, chose qu'on a faite. Nous nous félicitons de ne pas avoir contribué à ce que les choses se compliquent dans la mise en œuvre du plan », a commenté le président du Cnds, Bernard N'Doumi.

Depuis une dizaine d'années, la Snpeci est confrontée à des difficultés financières et opérationnelles. Pour pallier cette situation, l'actionnaire unique qu'est l'Etat de Côte d'Ivoire a adopté le plan de redressement sur trois ans proposé par la direction générale de l'entreprise. Un plan qui intègre un aspect social.

L'autre point non moins important abordé au cours de cette session était relatif aux conditions de travail du Cnds. Des conditions qu'il trouve mauvaises avec, notamment, l'absence, jusque-là, d'un siège fonctionnel et de moyens financiers conséquents. Ce qui a conduit le Conseil à suspendre, pendant plusieurs mois, ses activités.

C'était lors de sa session du 23 mai. Mais Bernard N'Doumi a foi que les choses vont s'améliorer, suite aux démarches qu'il a entreprises auprès du ministre en charge de l'Emploi et de la Protection sociale, Pascal Abinan Kouakou. « Le ministre nous a réitéré l'engagement du gouvernement à résoudre les préoccupations posées par le Cnds, notamment l'acquisition d'un siège, le paiement des indemnités de défraiement de l'exercice 2018 et le relèvement du Cnds au rang d'institution », a expliqué Bernard N'Doumi.

Le Cnds qui existe depuis 2007 veut avoir un impact plus fort dans l'exercice de sa mission. Et il est convaincu que cela passe par son ancrage institutionnel et sa promotion auprès du gouvernement et des partenaires sociaux.

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