24 Septembre 2018

Burkina Faso: 58e fête nationale du Mali - Le Burkina Faso communie avec le pays de IBK

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a pris part aux festivités du 58e anniversaire de l'indépendance de la République du Mali. Il a saisi l'occasion pour réitérer ses vives félicitations à son homologue, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), pour sa réélection à la tête de son pays.

Le samedi 22 septembre 2018 a marqué le 58e anniversaire de l'accession du Mali à la souveraineté nationale. Le chef de l'Etat, Roch Marc Christian Kaboré, est arrivé dans la matinée à Bamako, la capitale malienne, où il assisté à la grande parade militaire et paramilitaire qui se sont déroulées au quartier Hamdalaye ACI 2000 sur l'avenue Mali. Il était aux côtés d'une dizaine de chefs d'Etat et de gouvernements africains pour communier avec le peuple malien. A l'unisson, ils ont réaffirmé leur soutien à leur hôte, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), dans la lutte contre le terrorisme qui plombe les efforts de développement dans la sous-région ouest-africaine. Le président Kaboré a dit avoir accepté avec honneur l'invitation de son homologue pour partager ce moment chargé d'histoires pour le Mali. « J'ai eu l'opportunité de le féliciter à nouveau pour sa réélection et lui souhaiter plein succès pour son quinquennat. Que ce renouvellement de confiance soit un moment d'entente entre les Maliens », a-t-il déclaré.

Il a émis le vœu que la détermination dans la lutte contre le terrorisme soit maintenue et que l'amitié entre les peuples maliens et burkinabè soient davantage consolidée. Pour marquer son soutien dans la lutte contre l'insécurité, un détachement du 24e Régiment interarmes (RIA) de la 2e région militaire du Burkina Faso, avait à sa tête, le chef d'escadron, Eric Tapsoba, a défilé aux côtés des troupes-sœurs du Mali. Le ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, Jean Claude Bouda, a vu en cette participation des troupes burkinabè aux festivités, le symbole de l'excellence des relations fraternelles entre les deux Etats et la solidarité qui a prévalu à la mise en place de la force G5 Sahel.

Au cours de cette parade qui a duré environ trois heures, des militaires du Niger, de la Mauritanie, du Tchad, du Sénégal et de la force G5 Sahel étaient également de la partie. Avant le défilé militaire qui a débuté à 11 heures 22 mn, le président malien a prononcé un discours dans lequel il a fait un large écho des défis de son nouveau quinquennat. IBK a soutenu avoir accepté ce second mandat avec « honneur, bonheur, fierté et reconnaissance ». En tête des priorités, le retour définitif de la paix dans son pays. « Nous voulons la paix, intensément la paix. De toute notre âme, de tout notre être, nous voulons la paix », a-t-il martelé à la tribune. Pour cela, a-t-il indiqué, 22% du budget de l'Etat seront consacrés à l'armée. Et d'ajouter que celui qui veut la paix prépare la guerre.

Préserver l'unité nationale

Dans ce même registre, le tribun du jour a indiqué que la sécurisation du territoire national du Mali est plus qu'une nécessité avec en ligne de mire l'application des accords de paix d'Alger signés en 2015. Pour lui, il s'agit avant tout, de préserver l'unité nationale, de restaurer la cohésion sociale, de rétablir la paix et la sécurité et d'avancer dans l'œuvre de reconstruction. C'est pourquoi IBK a appelé à l'union des fils et filles du Mali. « Nous sommes tous les enfants de cette nation par-delà nos appartenances ethniques. Au-delà des frustrations et des contrariétés, il importe de renforcer la digue contre toutes les agressions et menaces », a conseillé le président Keïta. Sur cette même lancée, il a tendu la main à l'Opposition qui conteste sa victoire à la présidentielle et a promis de déployer les efforts pour que vienne le temps des échanges et de la concertation. « J'aurai souhaité que ces résultats soient acceptés par tous afin que nous puissions consacrer nos énergies et nos intelligences à surmonter les adversités qu'affrontent notre pays. Mon vœu n'a pas été réalisé. Je le regrette profondément (... ). Mais en tant que président de tous les Maliens, je remplirai mon devoir qui est de rassembler et de fédérer », a confié IBK.

Quinquennat de la jeunesse

Sur le plan social, le chef de l'Etat malien a promis faire plus et mieux dans le nouveau quinquennat en améliorant les conditions de vie des populations, notamment la frange modeste. Et les ressources nécessaires seront mobilisées pour soulager leur détresse en garantissant l'accès aux services sociaux de base que sont la santé, l'éducation, la fourniture d'eau et d'électricité. Autre défi, apporter une réponse conséquente au chômage des jeunes. C'est pourquoi le locataire du palais de Koulouba a dit faire de son dernier mandat celui de la jeunesse en favorisant l'autoemploi. De ce fait, il a exhorté la jeunesse malienne à la culture de l'excellence dans un monde de plus en plus compétitif. « Le destin de la jeunesse n'est ni dans les fonds des mers, ni dans les marchés d'esclaves », a-t-il conseillé. Le président du Mali a rendu un hommage aux pères-fondateurs du pays que sont Mamadou Konaté, Modibo Keïta ... S'inclinant devant la mémoire des victimes du terrorisme, Ibrahim Boubacar Keïta a traduit sa reconnaissance à la CEDEAO qui a fait preuve d'une solidarité agissante à l'endroit de son pays lorsqu'il a connu la crise de 2012.

Burkina Faso

Coup d'Etat de 2015 - A la barre, Léonce Koné nie faire partie des «putschistes»

Dans le cadre du procès du coup d'Etat de septembre 2015, Léonce Koné, ex-deuxième… Plus »

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Copyright © 2018 Sidwaya. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.