24 Septembre 2018

Maroc: Une Journée pour éviter que la maladie d'Alzheimer ne tombe dans l'oubli

La 23e Journée mondiale de la maladie d'Alzheimer célébrée ce week-end, représente l'occasion de faire le point sur ce fléau, plus dangereux qu'il n'y paraît. En effet, cette maladie neurodégénérative du tissu cérébral qui entraîne la perte progressive et irréversible des fonctions mentales est considérée par l'ADI (Alzheimer's Disease International), comme étant à l'origine de 70 % des cas de démence dans le monde, 49% en Asie, 25% en Europe, 18% en Amérique et 8% en Afrique.

Au Maroc, la maladie d'Alzheimer qui débute habituellement par des troubles de la mémoire avant de conduire vers la démence, fait partie du quotidien de 150.000 cas contre 850.000 en France et 7 millions aux Etats-Unis. Cependant, «en l'absence de recensement au Maroc, vous pouvez multiplier ce chiffre par trois », comme le précise Ahmed Naim, président de l'Association Espoir Maroc Alzheimer, dans un entretien accordé à « Telquel » en mai 2017. Pis, si l'on en croit l'Association Maroc Alzheimer, 30.000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année au Maroc. Un chiffre qui est malheureusement en constante évolution, malgré des progrès dans l'accompagnement des malades.

Les progrès en question sont symbolisés par l'inauguration à Rabat, il y a près d'une année, d'un centre d'accueil pour des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. Il dispose d'un pôle médical et d'un autre d'accompagnement psychosocial. Un premier pas qui doit en appeler d'autres, tant cette maladie mène la vie dure aussi bien au malade qu'à leur entourage. D'autant plus que dans la plupart des familles, la méconnaissance de cette maladie fait naître un faux diagnostic. Les proches du malade assimilant ainsi les premiers symptômes de la maladie, à savoir trous de mémoire, objets oubliés, difficulté à raisonner, à de la vieillesse ou de la folie. Or, le problème réside dans le fait que «le dépistage est le seul moyen d'éviter que le problème s'aggrave. Un tiers des cas peut être considérablement amélioré avec une bonne hygiène de vie et des activités cognitives régulières », a indiqué Jallal Toufiq, directeur de l'hôpital universitaire psychiatrique Arrazi de Salé, toujours dans les colonnes de Telquel.

Cependant, il faut avouer que l'unique moyen pour établir un diagnostic, c'est-à-dire le scanner, reste assez peu accessible, notamment à cause de son coût. Selon l'Association Alzheimer Maroc, le coût de la prise en charge médicamenteuse (non curative) est de 1.100 dirhams au minimum. Pour y remédier, cette dernière organise des campagnes de dépistage.

En somme, Alzeihmer est une maladie dont les personnes atteintes ont besoin d'une attention maximale, sans oublier une prise en charge psycho-sociale, à l'instar de la stimulation cognitive, mais aussi des mises en situation pour travailler les activités de la vie quotidienne et permettre à la personne de rester autonome à son domicile plus longtemps.

Maroc

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