25 Septembre 2018

Tunisie: La transition du Grand-Tunis en débat

"Les maires du Grand-Tunis seront associés aux travaux et nous allons encourager la planification stratégique des villes en associant les citoyens. Nous avons besoin de travailler en étroite collaboration et la jeunesse des nouveaux élus présente des défis et une multiplication des connaissances", ajoute-t-elle.

"L'urbanisation ne profite pas à tous"

La Tunisie est soutenue par deux partenaires majeurs dans cette ambition : la France et l'Allemagne. Olivier Poivre d'Arvor, ambassadeur de France, qui cite une foule importante de projets soutenus par la coopération française au bénéfice des collectivités locales, souligne son "émotion et plaisir" d'être dans cette mairie où se cristallise l'amitié franco-allemande par une coopération exemplaire entre les bailleurs de fonds (AFD, GIZ). "Ce séminaire, avec de nouveaux élus très engagés, issus d'élections réellement démocratiques, vient à un moment où les élus des deux rives vont se rencontrer les 20 et 21 octobre et où le Forum de la mer se tiendra le 24 septembre avec l'Ites au moment où paraît une étude de l'Agence française de développement (AFD) pour installer de vraies agences d'urbanisme en Tunisie", relève-t-il.

Quant à Annette Kaiser, chef de la GIZ (coopération allemande), elle souligne que l'exemple du Grand-Tunis montre des opportunités économiques et sociales ainsi que des défis : "L'urbanisation ne profite pas à tous, c'est la même chose en Allemagne. Nous sommes face à des questions liées à l'environnement et la durabilité, l'insuffisance des structures institutionnelles, souvent la spéculation sur les terrains, une surconsommation des ressources naturelles... Les participants à ce séminaire viennent des quatre coins de la Mare Nostrum en partenaires en s'engageant pour une plus grande compréhension."

Questionner les politiques publiques

Une foule d'ateliers se tiendront ainsi à Tunis jusqu'au 28 septembre sur la décentralisation, le système portuaire, la mobilité, les projets de développement... et trois objectifs sont assignés dès le départ à ce séminaire. D'abord produire une plus grande intelligibilité du fait métropolitain (en attendant de partager les références d'actions en fin de processus). Ensuite mettre en exergue la notion de projet et questionner les politiques publiques en insistant sur 3 clefs d'entrée : la connectivité, la résilience face aux enjeux mondiaux et la gouvernance pour une ambition collective de projets.

Finalement, pourquoi un tel séminaire ? Ce sont les gens de l'Institut Méditerranéen des Hautes Etudes Urbaines et Territoriales (qui assure le monitoring de la manifestation) qui nous répondent : "In fine, le séminaire fait concrètement en sorte que les auditeurs apportent une plus-value stratégique pour la construction métropolitaine de Tunis." Mais pourquoi avoir justement choisi le Grand-Tunis parmi les métropoles méditerranéennes ?

Pour trois raisons : un contexte de décentralisation passionnant avec l'affirmation d'un couple stratégique Etat-Collectivités territoriales, une métropole-capitale encore en quête de projet, et des acteurs de haut niveau toujours prêts à coopérer.

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