27 Septembre 2018

Congo-Brazzaville: Santé reproductive - L'association Avenir-Nepad-Congo milite pour la dépénalisation de l'avortement médicalisé

L'organisation que coordonne le Dr Stanislas Ngodi a sollicité, le 28 septembre à Brazzaville, au cours d'une conférence de presse, aux autorités étatiques de reconnaître, au moyen des textes juridiques, l'interrruption sécurisée de la grossesse.

L'exhortation à l'endroit de l'Etat congolais a été formulée à la faveur de la Journée internationale du droit à l'avortement, célébrée sur le thème « Normaliser l'avortement, cela fait partie de notre vie ».

Le but avoué par l'association Avenir-Nepad-Congo est de faciliter l'accès à l'avortement médicalisé, d'amener le large public à mettre un terme aux pratiques clandestines de l'avortement et pousser l'autorité publique à voter une loi sur le droit à un avortement responsable.

« Nous plaidons pour la mise en place des lois et des politiques en faveur de l'avortement pour des raisons thérapeutiques liées à la vie et à la santé de la femme. L'interruption de la grossesse peut intervenir en cas de viol, d'inceste ou de santé mentale de la femme », a indiqué le Dr Stanislas Ngodi.

Au Congo, le droit à l'avortement n'existe pas, selon le 2e article du code de la famille. Le 317e article du code pénal et le 8e article du code de déontologie des professions des affaires sociales et de la santé interdisent le recours et la pratique de l'avortement.

Par ailleurs, l'association Avenir-Nepad-Congo a rappelé que le pays a signé ou ratifié plusieurs instruments juridiques, dont le protocole de Maputo, qui appellent les Etats à autoriser le recours à l'avortement.

Selon l'enquête démographique et de santé dont la première phase avait été réalisée en 2005-2006 et la seconde en 2011-2012, les Congolaises font recours à l'avortement clandestin, parce que contraire aux lois, au risque et péril de leur vie.

L'organisation se propose également des actions de communication sur le droit des femmes à disposer de leur corps, à l'amélioration de l'accès à l'information et aux services liés à la planification familiale.

Certes, la loi n'encadre pas la dépénalisation de l'avortement. Par contre, certains anti-avortements, très présents sur les réseaux sociaux, lancent régulièrement des « fake news » auxquelles sont sensibles les jeunes.

Devant cette situation, la coordination de l'association Avenir-Nepad-Congo a salué, entre autres, l'action du planning familial, menée par les organisations de la société civile qui continuent à diffuser l'information juste et à proposer un accompagnement sur les questions des droits en santé sexuelle et reproductive.

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