8 Octobre 2018

Afrique du Sud: Le ministre des Finances Nhlanhla Nene sur la sellette

Photo: GCIS
Nhlanhla Nene, ministre des finances

En Afrique du Sud, les appels à la démission du ministre des Finances, Nhlanhla Nene, se multiplient, et ce après que celui-ci a admis avoir rencontré les Gupta, une famille de riches hommes d'affaires - proches de l'ex-président Jacob Zuma - et accusée d'avoir détourné des fonds publics et manipulé la vie politique sud-africaine pendant des années.

Une partie de l'opposition a appelé à la démission de Nene. Selon un quotidien sud-africain, celui-ci aurait demandé au chef de l'Etat de le relever de ses fonctions.

Nhlanhla Nene est sur la sellette. Celui qui il y a encore peu était applaudi pour avoir tenu tête à l'ancien président Jacob Zuma est désormais accusé d'avoir menti sur ses liens avec la famille Gupta.

Lors de son audition la semaine dernière par la commission d'enquête sur la corruption au sommet de l'État, Nene a raconté avoir été limogé par Jacob Zuma il y a trois ans pour s'être opposé à plusieurs grands projets qui allaient bénéficier à la famille Gupta, mais le ministre des Finances a également dû admettre s'être rendu à plusieurs reprises à leur domicile, contredisant ainsi une déclaration précédente.

La crédibilité de Ramaphosa en jeu

L'opposition a appelé à sa démission, l'accusant d'avoir entretenu des liens suspects avec les Gupta. Notamment le parti radical de Julius Malema qui a menacé de descendre dans la rue.

Pour le président Cyril Ramaphosa, le choix est difficile. Nene est un allié dans sa lutte contre la corruption, mais s'il ne le limoge pas, estime plusieurs analystes économiques, le chef de l'Etat perdra de sa crédibilité.

En savoir plus

Le témoignage du ministre des Finances sème le trouble

La commission d'enquête sur la « capture de l'Etat » a entendu mercredi 3 octobre le témoignage… Plus »

Copyright © 2018 Radio France Internationale. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.