13 Octobre 2018

Congo-Brazzaville: Prévention des catastrophes naturelles - Le pays en fait une priorité nationale

L'engagement est contenu dans le message du gouvernement, délivré par la ministre du Tourisme et de l'environnement, Arlette Soudan-Nonault, à l'occasion de la célébration, le 13 octobre, de la Journée internationale des Nations unies de la prévention des catastrophes naturelles.

Le thème choisi par les Nations unies pour cette année est « Réduire les pertes économiques dues aux catastrophes ». Il rappelle, à juste titre, que la récurrence et l'intensité des phénomènes à l'origine des catastrophes naturelles, souvent accentuées par les changements climatiques, ne cessent de croître, compromettant ainsi les avancées de plusieurs pays vers un développement durable.

En effet, le spectacle désolant des villes dévastées après des inondations, des ouragans, cyclones, tsunami et autres séismes, pose le problème fondamental de la reconstruction. « Nous avons en mémoire ce qui vient de se passer le 28 septembre 2018 dans les îles Célèbes en Indonésie, notamment à Palu, ville de trois cent cinquante mille habitants. Ces îles ont été successivement frappées par un fort séisme de magnitude 7,5, suivi d'un tsunami, ayant entraîné plus de mille cinq cents morts et la destruction de nombreux bâtiments », a déclaré la ministre du Tourisme et de l'environnement.

Au cours des trois dernières années, a-t-elle poursuivi, plus de quarante millions de personnes, notamment dans des pays qui contribuent le moins au réchauffement climatique, ont été forcées d'abandonner leurs foyers, soit définitivement, soit temporairement, à cause des catastrophes.

La population congolaise, tant à Brazzaville qu'à Pointe-Noire et dans les autres localités, fait face à des phénomènes tels que les pluies diluviennes qui causent des inondations, des érosions, de l'ensablement et des effondrements d'habitations qui détériorent son cadre de vie.

"Une pensée très forte pour les victimes d'érosions à travers le pays"

A propos des érosions, Arlette Soudan-Nonault a parlé d'une pensée très forte du gouvernement pour tous les Congolais qui en sont victimes à travers tout le pays. Elle a notamment pensé aux habitants des quartiers nord de Brazzaville où ce phénomène continue de menacer leur vie quotidienne, détruisant habitations et infrastructures routières après chaque pluie. Le gouvernement, a assuré la ministre, en est conscient et ne ménage aucun effort pour trouver des solutions adaptées et durables, avec l'aide des partenaires techniques et financiers. D'ailleurs, a précisé Arlette Soudan-Nonault, le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo, cher au président de la République, en a fait une priorité dès son lancement.

Elle a fait savoir que plusieurs engagements en faveur de la prévention et de la réduction des risques de catastrophes ont été pris, à l'occasion des rencontres internationales dont la troisième conférence mondiale sur la prévention des risques de catastrophe, tenue du 14 au 18 mars 2015 à Sendaï, au Japon. Celle-ci, a-t-elle signifié, avait adopté le cadre d'action dit de « Sendaï 2015-2030 ».

Respectant ses engagements internationaux, le gouvernement du Congo, a rappelé la ministre, s'est doté d'un centre de prévention et de gestion des risques de catastrophe. Certaines mesures ont été prises, entre autres, l'élaboration d'un plan de contingence et d'une stratégie nationale de prévention et de réduction des risques et des catastrophes ; l' élaboration d'un cadre juridique relatif à la création d'une plate-forme nationale de gestion des risques et des catastrophes ; la mise en place d'un système d'alerte précoce .

La ministre a expliqué que la résorption ou la réduction des risques de catastrophes naturelles ou anthropiques doit donc être perçue comme un facteur déterminant dans le processus de développement durable.« J'invite les membres de la plate-forme nationale au niveau départemental, communal et local à rester mobilisés pour contribuer à la résilience de nos communautés. Nos efforts communs ne nous permettront d'atteindre des résultats probants que si, à tous les niveaux, nous faisons de la réduction des risques de catastrophe, une priorité nationale en nous dotant des institutions adéquates, avec des rôles et des responsabilités déterminées. Le département dont j'ai la charge s'attelle à finaliser les différents documents nécessaires à une gestion intégrée et consensuelle des risques de catastrophe, pour la mise en place d'une réponse appropriée et le bien-être de tous », a-t-elle conclu.

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