13 Octobre 2018

Centrafrique: Human Rights Watch dénonce de nouvelles exactions à Bria

Photo: @2018 Lewis Mudge/Human Rights Watch
Des civils et des combattants Seleka du Front populaire pour la renaissance en Centrafrique (FPRC) déplacent le corps de Mariam Hussein pour son inhumation le 22 septembre 2018. Mariam Hussein avait été tuée la veille au soir par des combattants anti-balaka à l’extérieur du quartier de Borno.

En RCA, les violences ne cessent pas dans la ville de Bria et ses alentours. Human Rights Watch dénonce dans un communiqué publié vendredi 12 octobre les exactions commises par les groupes armés lors d'un nouveau pic de violences ces derniers mois qui a déplacé encore plus de 30 000 personnes. Depuis juin, HRW a documenté le meurtre de 32 civils (24 par le FPRC/8 par les anti-balakas) par les groupes armés. Un bilan sans doute supérieur prévient HRW qui n'a pas pu confirmer toutes les allégations de meurtres à cause des problèmes d'accès et de sécurité.

Du côté de la Minusca on compte une trentaine de civils tués sur la seule période du 5 août au 6 septembre. Dans cette zone, pas de forces nationales, seule la mission des Nations unies est présente. Pour Musa Gassama, le directeur de la division des droits de l'homme de la Minusca, les efforts sont faits pour protéger les civils.

« La Minusca continue de renforcer ses patrouilles pour la protection des civils, ils ont mené des reconnaissances aériennes, explique-t-il. La Minusca a aussi installé une base d'opération temporaire à Pende. Il y a des arrestations après ces clashs par la Minusca. Donc je pense qu'il y a des efforts qui sont menés par la Minusca. »

Dans son communiqué, HRW rappelle que des camps de déplacés ont déjà été attaqués et incendiés par le passé et s'inquiète pour le camp PK3 de Bria. « Espérons que cela ne va pas arriver cette fois-ci. Je pense que la Minusca est bien disposée pour prévenir de tels actes au niveau de Bria », affirme Musa Gassama.

Des crimes de guerre qui ne doivent pas rester impunis. « La Seleka et les anti-balakas pensent qu'ils peuvent faire des crimes de guerre en face de la Minusca sans conséquence. Tous ces actes continuent d'être dirigés par l'impunité. Les derniers mois à Bria c'est un exemple des besoins pour la CPS de commencer leur travail. Donc c'est vraiment le moment pour la cour de commencer leur travail », détaille Lewis Mudge, un chercheur spécialiste de la Centrafrique à Human Rights Watch.

La Cour pénale spéciale devrait commencer ses enquêtes dans le pays dès ce mois d'octobre.

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