14 Octobre 2018

Cameroun: Le président élu Maurice Kamto fait trembler le sérail

Le moins qu'on puisse dire c'est qu'il y a une peur et une panique sans précédent au palais de l'unité. Un « traitre » éventre tous les complots et communique avec Maurice Kamto?

Maurice Kamto, sérieux candidat qui pourrait succéder dans les prochains jours au président sortant Paul Biya, a réussi à semer un état de méfiance et de manque de confiance entre collègues au sein de l'équipe rapprochée de Paul Biya.

En effet, le contenu d'une réunion, qui se voulait top sécrète et organisée par les Biya ou rien dès mardi dernier après le discours du candidat du MRC, est parvenu à l'état-major de Kamto deux jours seulement après ladite rencontre.

Qui est donc le traitre au sein de l'équipe Biya ? Ce qu'on peut dire c'est qu'il y a des traitres à Étoudi. Pour le moment, les soupçons, pour avoir livré à l'équipe Kamto le contenu de la réunion de mise sur pieds de stratégies de blocage du changement, sont dirigés vers un membre du protocole et très proche de Martin Belinga Eboutou, l'ex vieux compagnon de route de Paul Biya et ex tout puissant directeur de cabinet civil tomber en disgrâce et remercier d'un coup de tête par Paul Biya.

On préfère taire le nom maintenant pour la sécurité de sa famille. Ce dernier ne serait pas content de la façon dont son oncle maternel a été limogé sous instruction de la Première dame et surtout de voir tous ses documents et le contenu du coffre-fort confisqués.

Ce qu'on apprend c'est que lors de cette rencontre organisée au domicile de Famé Ndongo comme relate si bien le document remis à l'équipe Kamto, douze personnes étaient présentes.

On découvre aussi que 3 questions étaient à l'ordre du jour : 1- Comment barrer le chemin d'Étoudi à Maurice Kamto du moment où il s'est dit vainqueur, 2- Quelle stratégie mettre sur pieds pour maintenir Paul Biya au pouvoir? Et 3 - Comment remplacer le président sortant, Paul Biya, au cas où, comme tout être humain, il accepterait de céder le pouvoir à Maurice Kamto?

Selon le rapport de cette rencontre parvenu dans le camp Kamto, la réponse à la première question n'a pas été si longue. Spécialiste en technique de la pyramide inversée, Famé Ndongo propose d'amplifier le tribalisme et l'aspect régionaliste des votes en faveur de Kamto à travers 2 médias bien connus de la capitale. Interdire à la CRTV de prononcer de quelque façon que ce soit le nom Kamto.

Aussi et surtout ne pas négliger le fait que comme la décision finale et irrévocable viendra du Conseil constitutionnel, s'assurer et surtout faire pression sur le président du Conseil constitutionnel en lui rappelant avec insistance qu'il n'était plus rien avant que Biya ne le sorte de l'oubli. Et qu'il se doit de rester fidèle à son créateur.

Martin Mbarga Nguélé insiste d'ailleurs sur le fait que par solidarité de corps de métier, le président du Conseil constitutionnel, Clément Atangana, pourrait valider l'élection de son collègue qu'il connaît très bien.

Pour être certain, et sous proposition de Joseph Beti Assomo, le stratège Fame Ndongo insiste pour qu'Emmanuel Bonde, Bipoun Woum Joseph Marie et Florence Rita Arrey soient contactés pour s'assurer de leur fidélité indéfectible au président Biya qui les a nommés comme membre du premier Conseil constitutionnel Camerounais.

À la deuxième question, pour maintenir Biya au pouvoir, il faut absolument manipuler l'opinion publique nationale et internationale en divisant d'abord les oppositions en les amenant à condamner la sortie de Maurice Kamto.

D'où l'approche d'aller toujours demandé à certains chefs de l'opposition ou des hommes publics de donner leur point de vue sur les propos de Kamto. Il a été aussi question de convaincre certains Rois et chefs traditionnels, sénateurs, à montrer leur soutien indéfectible à l'homme qui les a faits sénateurs.

La prise de position du roi des Banganté pourrait justifier cette tactique. En fin, manipuler l'opinion en accusant les puissances étrangères de soutenir Maurice Kamto et de vouloir déstabiliser le Cameroun.

A la troisième question que faire si Biya décide de lâcher le pouvoir. Deux solutions ont été retenues avec comme plan A : semer le désordre pour justifier un coup d'État qui permettra à l'ancien Ministre délégué à la Présidence, chargé de la Défense, Edgar Alain Mébé Ngo'o, de prendre le pouvoir à la Gué Robert, Joseph Beti Assomo étant considéré comme trop mou pour le poste. La constitution sera alors suspendue et promettre des élections dans 12 mois.

Le plan B voudrait que soit proposé à la première dame Chantale Biya, de convaincre son mari, Paul Biya, de rester encore au pouvoir et promettre de quitter, comme son prédécesseur, dans 2 ans, soit le temps de régler le problème anglophone puisqu'on sait que cela lui tient à cœur car c'est ce que l'histoire pourrait retenir de ces 35 ans de règne sans partage.

Il est désormais claire que si certains dans l'entourage de Biya n'entendent pas voir Maurice Kamto arriver à Étoudi, il y en aussi qui souhaitent le contraire.

Le probable futur président, Maurice Kamto, à la liste des participants à cette réunion sécrète et sait qui sont ceux qui entendent empêcher, coûte que coûte, le changement tant souhaité par les Camerounais.

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