Congo-Kinshasa: L'épidémie d'Ebola continue de se propager

Photo: MONUSCO/Alain Coulibaly
Le Directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus (au centre), le Dr Matshidiso Moeti (à gauche), directrice régionale de l’OMS pour l'Afrique et Adam Salami, de la MONUSCO évaluent la reponse àa Ebola, au Nord-Kivu, en RDC, le 11 août dernier

En RDC, l'épidémie d'Ebola continue de sévir. Les autorités congolaises parlent d'une « deuxième vague », car après une courte accalmie de nouveaux cas confirmés ont été annoncés dans l'est du pays et plus particulièrement à Beni au Nord-Kivu. Depuis le début de l'épidémie, on a recensé 211 cas, dont 131 décès.

La zone où sévit actuellement Ebola est une région frontalière à laquelle médecins et humanitaires ont des difficultés à accéder. Et pour le docteur Eric Delaporte, directeur de recherche à l'IRD [Institut de recherche pour le développement], en effet, les zones d'insécurité dans ces régions ne permettent pas de lutter efficacement contre la propagation du virus.

« C'est très, très compliqué cette épidémie. Comme d'habitude, ça commence à bas bruit, et puis progressivement la chaîne de transmission des contacts fait que ça peut prendre de l'ampleur. Sur les deux dernières semaines, il y a eu autant de cas sur l'épidémie du Congo de l'Est que celle du Congo de l'Ouest, de Bikoro, dont on a beaucoup plus parlé il y a quelques mois. On est également au niveau d'une zone frontalière, même cas de figure que l'Afrique de l'Ouest des années 2014-2015-2016 ».

Qui dit zone frontalière dit circulation intense de personnes, souligne le médecin. « Des zones frontalières où il y a beaucoup de passages entre les gens, avec une donnée supplémentaire, c'est cette zone d'insécurité, cette zone rouge ». Ces zones rouges sont interdites ou difficiles d'accès aussi l'épidémie « est vraiment dans une phase potentiellement exponentielle ».

Désormais, l'épicentre de la maladie s'est déplacé de la ville de Mangina à celle de Beni, où deux nouveaux cas ont été confirmés ce week-end. En réaction, le ministère de la Santé a dépêché sur place une équipe qui s'occupe exclusivement de Beni, mais le ministère affirme que « l'épidémie est sous contrôle ».

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: RFI

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.