Afrique Centrale: Expulsion des Congolais de l'Angola - La RDC promet une riposte sans pareil

Le vice-ministre des Affaires étrangères, Agée Matembo, condamnant les États membres de la Conférence internationale sur la Région des Grands lacs (CIRGL) pour non-respect des engagements pris, a indiqué qu'un délai de deux mois est accordé à tous les pays dont les ressortissants ont trouvé refuge en terre congolaise en vue de leur rapatriement.

Depuis que la vague d'expulsion des Congolais de l'Angola a commencé, les autorités congolaises sont restées dans l'expectative, se contentant de subir une situation qui prenait de l'envergure au fil du temps. Puisqu'il fallait rompre le silence longtemps entretenu de peur d'être taxés de complices et surtout face à la persistance du phénomène, les officiels congolais ont commencé de plus en plus à donner de la voix. Le 12 octobre, à Lubumbashi, le vice-ministre des Affaires étrangères, Agée Matembo, a exprimé son ras-le-bol face à cette situation tout en déplorant les conditions inhumaines dans lesquelles sont expulsés les Congolais du territoire angolais.

Alors qu'il revenait de Kampala où il a assisté au sommet des chefs d'États membres de la CIRGL, Agée Matembo a déploré que parmi les signataires de la Charte constitutive de cette organisation sous-régionale, se retrouvent ce qu'il qualifie d'États hypocrites, c'est-à-dire « des États qui ont compris que la fin de l'insécurité à l'est du pays, ce sera la chute économique de leurs États respectifs ». D'après lui, ces États agissent « en complicité avec leurs frères qui viennent pour insécuriser le pays en pillant nos minerais, en violant nos mamans, nos sœurs et en prenant tout sur leur passage ».

Des déclarations qui, sans nul doute, ne sont pas à dissocier du contexte d'expulsion qui a cours actuellement en Angola où environ cent quatre-vingt mille Congolais ont été refoulés de ce pays ces derniers jours, a annoncé dans la foulée l'officiel congolais tout en appelant chaque pays qui avait signé, à Addis-Abeba, l'accord-cadre sur la paix et la sécurité en RDC et dans la région à respecter ses engagements. Pour Agée Matembo, la riposte de la RDC attendue d'ici à deux mois sera sans pareil. À ce sujet, il y a lieu de préciser que la RDC accueille près de deux cent cinquante mille réfugiés rwandais, cent quatre-vingt-cinq mille Burundais, sept cent mille Centrafricains et près de trois cent mille Sud-Soudanais

Notons que les Congolais expulsés du territoire angolais ont pris quartier à Kamako au Kasaï, à 150 km au sud de Tshikapa, où vingt-huit sites sont en instance d'ouverture pour les accueillir, sans abri et sans assistance. Ces derniers soutiennent avoir été contraints de quitter l'Angola après incendie de leurs maisons et pillage systématique de leurs biens. Avec ou sans papiers en règle, ils étaient chassés comme des malpropres sans considération aucune pour leur dignité humaine.

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