15 Octobre 2018

Congo-Kinshasa: Cyril Ramaphosa de nouveau chez Kabila aujourd'hui !

Rencontre bilatérale au sommet de deux Etats. Travaux d'experts dans les domaines les plus divers. Echanges, coopération et développement. Est-ce que l'épineuse question de l'évolution du processus électoral en RD. Congo serait-elle évoquée ? Rien n'est moins sûr, au regard des analyses croisées. Toutefois, du côté officiel, une telle perspective relèverait d'une simple vue d'esprit. Vrai ou faux ?

Déjà, hier, Barnabé Kikaya, le Conseiller principal au Collège Diplomatique du Chef de l'Etat Congolais, écartait, d'emblée, au menu de ce nouveau tête-à-tête Cyril Ramaphosa - Joseph Kabila, toutes les questions politiques portant notamment, sur la machine à voter, le fichier électoral ou, même, les mesures de décrispation, telles que préconisées par l'Accord de la Saint Sylvestre conclu autrefois sous la férule des Evêques.

Mais, dans les rangs de l'Opposition, il n'en est pas ainsi. Car, dans la foulée, les choses sont perçues sous le prisme de nouvelles pressions que la Communauté internationale, sous des formats multiples et colorations différentes, exercerait sur les autorités congolaises en vue d'obtenir des garanties pour la tenue des élections crédibles, transparentes, inclusives à l'horizon fin décembre 2018.

D'ailleurs, à ce sujet, certains sont ces analystes qui mettent cette nouvelle démarche en relief avec la dernière randonnée de quelques candidats à la Présidentielle 2018 qui, tout récemment, ont séjourné au pays de Nelson Mandela. Allusion faite, évidemment, à ce passage éclair de quelques ténors de l'Opposition dont Félix, Kamerhe et consorts à Johannesburg où ils auraient eu des discussions directes avec l'ANC, le parti dont est issu Cyril Ramaphosa, lui-même.

Certes, les affaires politiques surtout en cette période délicate que traverse la RD. Congo à un mois et quelques jours du lancement de la campagne électorale, le 22 novembre 2018 et de la tenue des élections, le 23 décembre 2018, toutes les informations sont, globalement, à prendre avec toutes les réserves d'usage.

Mais, cela n'empêche pas que des analystes se perdent en conjectures sur les tenants et aboutissants de toutes ces croisades diplomatiques entre la tenue du 73ème session ordinaire de l'Assemblée Générale de l'Onu, l'arrivée de la délégation du Conseil de sécurité de l'Onu -quinze membres des pays permanents-, le rapport de Leila Zerrougui devant le Conseil de sécurité ainsi que sa conférence de presse annoncée pour aujourd'hui dans la journée, et celle de Cyril Ramaphosa qui intervient juste à quelques intervalles de temps.

Du moins, la petite lecture à en faire, même si elle n'était pas partagée jusqu'ici de façon officielle, est que plus le temps passe, mieux les nerfs sont tendus dans tous les sens. Et, dans une telle situation, seuls, les conseils des sages peuvent pousser les uns et les autres à mettre un bémol dans leur vin et à privilégier l'intérêt supérieur de la nation.

Donc, non seulement que le contexte s'y prête mais, parallèlement, toutes les manifestations annoncées, y compris le meeting raté de Lubumbashi, donnent à penser que même lors d'un huis clos, les deux Chefs d'Etat ne peuvent pas manquer d'évoquer, par exemple, l'affaire de Mbeki récusé comme Envoyé Spécial en RD. Congo, ni celle consécutive à la paix dans la Région qui transite, forcément, par la stabilité et l'organisation des élections dont les résultats ne devraient pas souffrir d'une valse de contestations aux effets multiples.

Entre les lignes et les guillemets diplomatiques, des sujets bien au-delà de tout entendement, peuvent, d'une manière ou d'une autre, être passés au peigne fin. Après tout, les deux Présidents sont libres de penser, d'échanger et, même, d'envisager sereinement l'avenir de leurs peuples respectifs par rapport à tous les défis, à la fois, du continent et de l'humanité toute entière.

Comme quoi, il ne serait pas surprenant d'apprendre qu'à la fin de cette nouvelle manche de pourparlers, que les avancées du processus électoral en RD. Congo, telles que la CENI ne cesse de les ressasser et de les énumérer au marquoir, aient été ne serait-ce qu'effleurées. A New York, Kabila l'a fait. A Kinshasa devant le Conseil de sécurité, il l'a encore dit et répété. Autrefois, avant le choix du Dauphin, il l'avait également fait. Et, cette fois-ci, pourquoi pas ?

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